EDITO du journal LE LIEN Hebdomadaire

 Edito du 12 novembre FP le Lien N° 363

La meilleure Prévoyance

Fameuse parabole des vierges folles et des vierges sages ! L’évangile de ce dimanche 12 novembre — nous ne l’avons donc pas choisi — est celui qui est prévu… pour la consécration d’une Vierge, il est aussi celui qui est lu à la messe en l’honneur de sainte Geneviève, patronne des Vierges consacrées et patronne de notre diocèse. Providentielles « coïncidences » en ce jour où notre évêque reçoit la consécration d’Olive !

Vigilance et prévoyance sont les deux thèmes de cette parabole. Si vous tapez dans votre moteur de recherche le mot « Prévoyance », ce sont des pages de publicité pour les mutuelles et assureurs qui surgissent. Etre prévoyant, nous dit-on, s’est s’assurer, très cher, contre tous les risques possibles et imaginables. Mais la venue de l’époux dans la nuit n’est pas un « risque », les vierges prévoyantes attendent et désirent cette venue. Leur cœur veille, même quand elles dorment, l’huile sainte de la foi en leur cœur produira aussitôt cette lumière pour s’avancer vers Jésus. La meilleure prévoyance, c’est la foi, don de Dieu et réponse active du chrétien. Veillons à entretenir cette foi : gardons nos lampes allumées !

Père Franck JAVARY

Edito du 5 novembre 2017 FP le Lien N° 362

Consacrée à plein corps et plein cœur !

« L’ordre des Vierges Consacrées n’a pas de fondateur : c’est historiquement la première forme de vie consacrée, bien avant la formation de groupes de religieuses. Il s’agissait de se donner au Seigneur avant tout ! L’ordre est tombé en désuétude avec l’apparition de la vie religieuse : le Concile Vatican II a insufflé son renouveau en promulguant un rituel qui conserve la très ancienne prière de consécration. En résumé, une vierge consacrée, tout comme sainte Geneviève leur sainte patronne, est une femme qui se donne tout entière au Seigneur, à plein corps et à plein cœur, pour l’aimer dans les circonstances de la vie qui sont les siennes. Au sein de notre diocèse, nous avons une quinzaine de Vierges Consacrées qui œuvrent pour annoncer la joie de l’Evangile. » (Eglise des Hauts-de-Seine, juillet 2017)

  Olive Djengué qui sera consacrée par notre évêque se présente : « Agée de 40 ans, je suis l’ainée d’une fratrie de trois enfants, née à Bagneux de parents camerounais, et de nationalité française. Après des études universitaires en Sciences de l’Education et en Développent Social Urbain, j’ai accumulé 20 années d’expérience professionnelle à l’Education Nationale, en collectivités territoriales et depuis 10 ans au Secours Catholique à Paris. Préférant le Christ avant tout, je LUI donne dans la joie et librement ma vie en acceptant d’en devenir l’épouse. L’alliance que je porterai à la main droite sera le signe visible de ces épousailles mystiques. Une Vierge consacrée n’entre pas en congrégation car elle n’est pas une religieuse : tout en poursuivant mon activité professionnelle, je demeurerai dans notre communauté paroissiale et au service du diocèse. Ma consécration virginale me donne comme mission première de prier, pour notre communauté et notre diocèse, et de me laisser envoyer en mission (paroissiale et/ou diocésaine) par notre évêque. Merci de venir vous unir à la messe de consécration présidée par Mgr Aupetit ! »

 

Edito du 22 octobre 2017 FP N°361

 

Consacrés à qui ?

« Pendant les vacances, je me consacre à mes petits-enfants », me dit une jeune grand-mère. Se consacrer : un mot fort pour dire notre engagement au service d’une personne ou d’une juste cause. Et si nous devons « rendre à César ce qui est à César », c'est-à-dire remplir nos devoirs de citoyens, que pouvons-nous rendre à Dieu sinon de lui consacrer notre amour ? Dans le peuple chrétien, des femmes vivent une consécration définitive comme épouse du Christ, tout en travaillant et vivant dans le monde. Ainsi, notre évêque accueillera Olive Djengué dans « l’Ordre des Vierges consacrées » le dimanche 12 novembre à la messe de 11h à Sainte-Monique. Olive remettra publiquement sa vie entre les mains du Christ et recevra le voile de la consécration. C’est une joie, une chance et une grâce pour toute notre communauté !

père Franck Javary

 

Installation du père Franck

 

Des nouvelles de sœur Pilar

 

 « Chers paroissiens, je peux vous communiquer que, justement dans le mois missionnaire, j’ai reçu mon affectation : la province combonienne formée pour les pays de Centrafrique-Tchad-Cameroun m'attend. C’est avec joie que je partage avec vous cette nouvelle. Je ne sais pas encore auquel des trois pays j’irai, mais je suis ravie d’y retourner en Afrique. Bonne continuation de l’année pastorale et bonne célébration de la Journée Missionnaire. Salutations et union de prières. »

 

Edito du 15 octobre 2017 FP N°360

 

Un curé bien installé ?

 

Nos communautés sont unies ce dimanche dans une même eucharistie présidée par notre évêque. Au cours de cette messe, Mgr Aupetit m’installera dans la charge de « curé ». Ce mot provient du latin « curare » : soigner, prendre soin. Le curé reçoit de l’évêque la charge de prendre soin de la paroisse qui lui est confiée.

 

Lors de la célébration, l’évêque dira : « Je vous donne part à la mission d’enseigner que le Seigneur m’a confiée comme successeur des Apôtres… Au nom du Christ et avec les prêtres de cette paroisse, vous accomplirez une mission de sanctification. » Lourde charge ! Mais heureusement, elle ne s’exerce pas solitairement : l’équipe des prêtres, diacre et religieuses, membres de l’EAP, engagés bénévoles et vous tous contribuent à cette mission du curé, chacun pour sa part. C’est pourquoi l’évêque s’adressera à l’assemblée avant le geste de Paix : « En recevant la paix de votre nouveau curé, reconnaissez, frères et sœurs, la mission et l’autorité qui lui sont confiées. » Merci de votre bienveillance, prière et collaboration !

 

Alors, bien installé ? Oui, avec la grâce de Dieu et votre aide, pour exercer de mon mieux cette charge de curé. Non, s’il s’agit d’être « installé » dans la confortable routine paroissiale de l’entre-nous et du toujours-pareil-avec-toujours-les-mêmes. Laissons-nous bousculer par ces paroles du pape François : « Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ !»

 

Père Franck Javary

 

Edito du 8 octobre 2017

Humbles travailleurs

 

Trois dimanches déjà que Jésus nous parle de cette « Vigne du Seigneur ». Il fut d’abord question du maître qui embauche des ouvriers, à la 1ère heure ou la dernière heure, et leur donne la même généreuse récompense : il n’est jamais trop tard pour se mettre au travail ! Puis c’est un père qui demande l’aide de ses deux fils pour aller à sa vigne. Celui qui dit Oui n’y alla pas, celui qui d’abord refusa y alla finalement : quel fils sommes-nous ? Ce dimanche, la parabole prend un tour tragique : les vignerons refusent de remettre le produit de la vigne au Seigneur. Ils chassent les envoyés et finalement tuent le fils bien-aimé : « Tuons-le, nous aurons son héritage !» Supprimer le Fils Jésus pour se débarrasser de Dieu le Père : l’homme moderne sans Dieu se croit le maître de tout, mais il se dessèche coupé de ses racines spirituelles… Quant à nous, demandons la grâce d’être un « simple et humble travailleur à la vigne du Seigneur », selon les mots du pape Benoît XVI.

 

Père Franck Javary 

Installation de notre curé par Mgr Aupetit

Notre évêque vient officiellement confier au père Javary la charge de curé de nos communautés, réunies dans cette unique célébration.

 

             ATTENTION : pas d’autres messes dimanche matin. Seules les messes du samedi soir (18h La Pentecôte, 18h30 Ste-Monique) sont maintenues.

 

             Accès à l’église de La Pentecôte (2 rue de la Sarrazine) : bus 388 ou 188, arrêt « Port Galand »

             Un repas fraternel suivra dans les salles de La Pentecôte, chacun apporte une entrée et/ou plat et/ou dessert à partager

 Edito du 01 octobre 2017

 

Viens mettre la table ! » — L’enfant frondeur répondra : « Non, j’ai pas envie » et déclenchera une bonne dispute. Mais il connait son refus et acceptera peut-être de se convertir. L’enfant modèle répondra : « J’arrive »… et laissera traîner. Quand on le relance, il répondra invariablement « J’arrive ». Sans doute est-il lui-même convaincu de sa bonne foi, il souhaite rendre ce service, mais juste un peu plus tard, pas maintenant… ! « Va travailler aujourd'hui à ma vigne » nous demande le Père céleste.

 

Certains refusent, leur Non a le mérite de la franchise et laisse la porte ouverte au repentir. Le chrétien qui s’entend dire « Oui, j’arrive… » reporte sans cesse le moment d’aller à la vigne. Il se croit juste, alors qu’il ne fait rien. Comment pourra-t-il sortir de son illusion ? Que la parole de Dieu ouvre nos

 

yeux : sommes-nous, Oui ou Non, à travailler dans la vigne de Dieu notre Père ?

Père Franck Javary

Mgr Michel Aupetit a appelé Marie-Michelle Coipel comme laïque en mission ecclésiale (LME) « Adjointe en pastorale de l’Ensemble pastoral de Bagneux ». Elle sera responsable du catéchisme paroissial et adjointe pour l’aumônerie de l’enseignement public. Marie-Michelle travaillera à plein-temps et occupera le bureau de sœur Pilar au presbytère de Saint-Hermeland. Nous la remercions d’avoir accepté cette mission. Dans le prochain numéro du « Lien », Marie-Michelle se présentera à nous.

 

 

 

Edito du 24 septembre 2017

Bonnes fêtes !

Depuis mercredi soir 20 septembre, lorsque les 3 premières étoiles sont apparues dans le ciel, ont commencé les fêtes juives d'automne : Rosh ha-shana, Kippour, Succot, Shemini Atséret et Simhat Tora. Ce premier mois de l'année juive offre tout un parcours qu'il est bon de connaître, à la fois pour vivre l'amitié avec nos frères aînés, et parce que nos propres rites, comme notre année liturgique, y puisent leurs racines.

Mercredi soir, c'était donc le nouvel an : Dieu juge le monde et tous les mortels défilent un à un devant lui, selon le Talmud. En réalité, le jugement n'est prononcé ce jour-là que pour les justes parfaits, qui sont innocents, et pour les méchants endurcis, qui se ferment au repentir. Pour les «intermédiaires» - et tout croyant se range dans cette catégorie -, Rosh ha-shana ouvre une période de sursis de dix jours, que chacun doit mettre à profit pour se repentir. Se mettre en présence de Dieu, prendre conscience de notre fragilité, de nos péchés, nous présenter à Lui débordant de confiance dans Sa miséricorde et de désir de changer... Est-ce que cela ne vous rappelle pas le début de notre messe ? D'autant qu'il s'agit de « faire mémoire » et de rendre grâce pour la Création.

Puis vient Kippour, journée de jeûne et de pénitence dont la symbolique se rapproche du Carême. 5 jours plus tard, la fête des cabanes s'achève par une procession des rameaux autour de la synagogue, et le grand « hosannah »...

Chers frères juifs, bonnes fêtes !

  Olivier Braillon, diacre

Edito du 17 septembre 2017 

Vivons pour le Seigneur « Frères, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même… si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur. » Cette parole de saint Paul éclaire ce temps de rentrée : notre vie n’est pas une suite désordonnée (et souvent fatigante) de choses à faire (et refaire encore et toujours). Notre vie est pour le Seigneur : chaque geste, action, pensée, occupation de notre journée peut être offert à Dieu notre Père. Repasser, cuisiner, s’occuper des enfants, arpenter bus et métro, travailler à l’ordinateur, réviser les leçons… pour Dieu et avec Jésus. Alors nos peines et joies, nos tracas et réussites, même nos lassitudes seront un chemin vers Dieu.

Père Franck Javary

 Et mon portrait express pour mieux se connaître : Les Hauts-de-Seine sont une petite patrie pour moi : né à Boulogne-Billancourt en 1967, baptisé bébé à Neuilly, j’ai grandi à Ville d’Avray, Rueil-Malmaison, Garches et Puteaux. Une enfance heureuse, 2ème de quatre enfants, avec trois passions : le foot, les voitures… et la Bible. J’ai approfondi ma foi dans l’école catholique, le scoutisme, l’aumônerie, des groupes de prière. La question de la vocation m’a travaillé pendant mes études d’ingénieur… mais j’hésitais. J’ai commencé à travailler dans l’automobile chez Peugeot : un vieux rêve d’enfance… qui en cachait un autre : devenir prêtre. Le Seigneur est patient, il s’est rappelé à moi : à 26 ans je suis rentré au séminaire des Carmes à l’Institut Catholique de Paris. Après mon ordination en 1999 pour le diocèse de Nanterre, l’évêque m’a nommé aumônier des jeunes à Boulogne, puis curé d’Issy-les-Moulineaux et enfin ces 8 dernières années curé de la cathédrale de Nanterre. L’année de mes 50 ans, me voici parmi vous, heureux de rejoindre cette communauté très diverse et vivante. Merci de votre accueil

Edito du 10 septembre 2017 

Je fais de toi un guetteur !

Voilà 15 jours que je découvre les paroisses de Bagneux et je vous remercie de votre bon accueil. En ce temps de rentrée nous accueillons les nouveaux arrivés, ou bien nous nous retrouvons après le temps d’été. Le Seigneur nous invite très certainement à prendre le temps de nous accueillir vraiment les uns les autres. Se saluer en nous donnant la Paix du Christ au cours de l’Eucharistie, ou bien sur le parvis et faire ce geste avec un regard bienveillant, une vraie intention de rencontrer l’autre, de lui donner la paix. Faire connaissance, bien sûr, mais aussi partager ce qui fait le cœur de notre vie : marcher à la suite de Jésus. Nous sommes les uns pour les autres des guetteurs, nous dit la première lecture : guetteurs non pas des défauts ou des péchés de notre prochain !... Mais guetteurs de la Parole de Dieu. Alors le Seigneur pourra m’éclairer et me donner sa vision des choses. Peut-être même me donner a-t-il une parole pour un de mes frères : « Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part ». Nous pourrons ainsi nous entrainer et nous entraider à la suite du Seigneur.

Que Jésus nous donne chaque jour ce cœur qui écoute, ce cœur de prière. Qu’il nous donne aussi son propre regard et son propre amour pour tous ceux que nous rencontrons.

Père Henri +

édito du 3 septembre 2017

Prêtres pour vous, chrétiens avec vous !

Une nouvelle équipe de prêtres est à l’œuvre depuis le 1er septembre. Le père Franck Javary, jusqu’ici curé de la cathédrale de Nanterre, devient curé de notre paroisse ; le père Henri de Chauvigny, jusqu’ici vicaire à Issy-les-Moulineaux, devient vicaire sur la paroisse. Le père Justolat Rafaralahimboa, prêtre étudiant, continue son service à Bagneux ainsi que le père Louis Rubin, en résidence à Paris. Le père Yves Morel est maintenant curé de la paroisse Saint-Pierre Saint-Jacques de Neuilly. Le père Justin Ojumobi continue sa mission d’études dans une paroisse parisienne.

Chers amis, nous y sommes ! Avec le père Henri nous sommes installés au presbytère à Saint-Hermeland. Avant tout, nous voudrions dire un grand merci au père Yves Morel, qui a consacré beaucoup de temps et d’énergie pour faciliter notre arrivée. Vous le voyez : l’évêque a jugé que deux prêtres seraient nécessaires pour prendre la suite du père Yves ! Nous lui adressons tous nos vœux pour sa nouvelle mission à Neuilly.

Pour vous je suis évêque, avec vous je suis chrétien, aimait à répéter saint Augustin à ses fidèles, ajoutant : Le titre d’évêque est celui d'une charge et d’un péril, le titre de chrétien celui d’une grâce et d’un salut. Nous aussi souhaitons être « Prêtres pour vous, chrétiens avec vous ». Prêtres à votre service, puisque Jésus nous a confié cette charge malgré notre faiblesse : merci de prier pour nous ! Chrétiens avec vous, marchant ensemble à la suite de Jésus, envoyés ensemble pour témoigner de l’amour de Dieu.

Merci de votre accueil, merci de nous ouvrir la porte de votre cœur. Rien de profond ne peut se vivre dans l’anonymat : notre désir est de pouvoir rencontrer chacun ! Alors n’hésitez pas à nous inviter, à nous solliciter, à nous interpeler !

Père Franck Javary

édito du 2 juillet 2017

1000 Mercis

1000 serait effectivement la quantité des Mercis qu’il me faudrait adresser dans

ce dernier éditorial ! Je n’en n’aurai pas la place, mais je porterai les autres dans mon

cœur et ma prière.

Merci au Seigneur, en premier lieu, de nous avoir fait confiance, aux sœurs et

aux prêtres qui partons. Malgré nos faiblesses, parfois même en les utilisant, Il nous

a permis de déployer auprès de vous et avec vous le ministère qu’Il nous a confié

d’annoncer son Evangile ! Nous pouvons constater dans les témoignages que vous

nous donnez depuis l’annonce de nos départs que bien des choses ont bougé dans

vos cœurs. De jeunes pousses commencent à germer et pousser leurs premières

branches, encore bien fragiles mais aussi bien présentes. Des promesses d’avenir !

Merci aux Comboniennes et aux Filles du Saint-Esprit pour leur action

apostolique, dans les activités de la paroisse - de la catéchèse au CCFD-Terre

Solidaire en passant par l’Aumônerie des jeunes, le Catéchuménat des adultes, les

visites en maisons de retraite… ; mais aussi dans les activités de certaines hors cadre

paroissial, au soutien scolaire ou l’alphabétisation par exemple. Merci surtout pour le

témoignage de votre joie à suivre le Christ dans la vie consacrée ! Votre vie donnée à

tous est vraiment signe de la vie éternelle qui est déjà commencée sur la terre.

Merci au Père Justin qui, avec toute son expérience pastorale africaine a su

s’adapter et donner aux Lycéens et aux jeunes adultes le désir d’aller plus loin, en

s’appuyant entre autres sur le don de la Confirmation.

Merci à tous les paroissiens qui portent la vie de la paroisse, de l’Accueil au

ménage ou l’inverse, du baptême et l’éveil à la foi des petits à l’accompagnement

des familles en deuil, la comptabilité ou la gestion administrative… Autant de tâches

nécessaires pour la bonne vie de chacun de nos lieux d’Eglise ! Merci également aux

paroissiens qui suivront l’exemple et oserons proposer leurs services pour, tout

simplement, prendre leur place dans la communauté locale.

Merci enfin aux responsables civils, élus ou associatifs, de nos deux villes, aux

représentants des autres cultes présents à Bagneux : nos relations très cordiales et

sincères ont ouvert des portes à la poursuite de la connaissance mutuelle, du respect,

et d’une vie ensemble dans la concorde et la paix.

Je vous confie tous, les uns et les autres dans ce que vous vivez, au Dieu

d’Amour qui nous appelle à la Vie !

Père Yves MOREL, Curé

Edito du 25 juin 2017

Saint, saint, saint…

Ce pourrait être l’acclamation en cœur de messe, entre la ‘préface’ et la prière d’action de grâce elle-même. Mais je pense aujourd’hui à trois grands saints fêtés ces jours-ci : Jean, Pierre, et Paul. L’un est ‘avant’, l’autre ‘pendant’, et le troisième ‘après’ la vie publique de Jésus. Mais tous restent profondément d’actualité et nous concernent.

St Jean, dont nous avons fêté la naissance ce samedi 24, est celui qui annonce la venue du Messie. Il prépare les cœurs, après avoir préparé le sien par l’écoute de la Parole, à l’accueil de Celui qui doit venir accomplir toutes choses, réaliser le Salut, et faire entrer tous les hommes dans le projet de Dieu.

St Pierre, fêté avec Paul le 29 juin, est un témoin direct de tout ce que Jésus a fait et dit, depuis les débuts en Galilée jusqu’à sa mort, sa résurrection, et son Ascension. Il est plein d’ardeur et de générosité pour suivre Jésus, plein d’ouverture de cœur et d’esprit pour reconnaître en Jésus, grâce à ses faits et gestes, Celui qui doit venir accomplir toutes choses, réaliser le Salut, et faire entrer tous les hommes dans le projet de Dieu.

St Paul enfin, est un converti qui partage sa joie de croire ! D’abord lutteur contre Dieu, il met sa fougue et son ardeur à annoncer désormais Celui qu’il a reconnu en Jésus, le Christ, le Sauveur. Tout est accompli des attentes du peuple envers Celui qui doit venir accomplir toutes choses, réaliser le Salut, et faire entrer tous les hommes dans le projet de Dieu.

L’Annonce, le Témoignage, et le Partage. Les trois temps de notre vie Chrétienne entremêlés les uns aux autres. Nous avons à annoncer autour de nous la présence agissante de Dieu, par son Esprit, dans une invitation à la conversion personnelle ; sans oublier la nôtre en tout premier lieu. Notre annonce est d’autant plus persuasive qu’elle se fait dans la joie qui nous habite d’être aimés de Dieu au point qu’Il donne sa vie pour nous. Mais nos paroles ne sont rien si nos actes n’y correspondent pas : le témoignage de notre vie quotidienne est la source la plus féconde de notre ministère personnel de baptisé.

Que Dieu bénisse les nouveaux prêtres ordonnés ces jours-ci pour qu’ils soient de fidèles témoins et serviteurs de la Parole faite chair, et nous entrainent avec eux.

 

Edito du 18 juin 2017 Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ N° 352

LE SAINT SACREMENT

Avant que nous retrouvions les dimanches dits « du temps ordinaire » nous avons la grâce de vivre trois événements liturgiques majeurs.

La fête de la Pentecôte, qui est déjà passée : la célébration du don de l’Esprit Saint à l’Eglise pour sa mission au milieu des hommes, et aux hommes eux-mêmes pour les rendre sensibles à l’annonce de la Bonne Nouvelle.

La Sainte Trinité : Dieu, notre Dieu, nous a dévoilé dans ce mystère l’intimité de sa vie toute d’amour pour que nous y puisions sans mesure l’amour dont nous sommes aimés pour, à notre tour, aimer sans limite. C’est le sens de notre vie chrétienne, dans l’Eglise Corps du Christ, structurée par les nécessités de la mission.

Le Saint Sacrement que nous célébrons ce dimanche : Jésus évoque dans l'Evangile de ce jour la manne comme préfiguration du Vrai Pain qui vient du Ciel.

C'est pourquoi Jésus peut affirmer : "Je suis le vrai Pain de Vie venu du Ciel".  Celui qui est la Vie ; Celui à travers qui le Père a tout créé, et à travers qui Il maintient toute chose dans l'existence ; Celui en qui Dieu le Père met la plénitude de sa complaisance, parce qu'il jaillit éternellement du Père comme expression parfaite de son Etre, et ne fait qu'un avec Lui ; Lui le Fils de Dieu, pour nous les hommes et pour notre Salut, est venu en ce monde.

En chaque messe, Jésus se rend présent comme victime offerte à son Père pour la Rédemption du genre humain. En chaque communion, il vient se faire, en nous, offrande d'amour à son Père, pour conformer, si nous le voulons bien, nos pensées, nos sentiments, nos volontés aux siens ; et notre conduite à la sienne. Ainsi, ce n'est plus seulement nous qui vivons, mais nous devenons participants, personnellement, de sa relation à son Père : en nous, la Vie Eternelle est déjà commencée !

La communion Eucharistique commence donc à réaliser l'Eglise du Ciel : cette union de tous les bienheureux en Jésus-Christ, pour vivre en plénitude, avec lui et unis les uns aux autres, l'accueil de l'Amour dont le Père nous aime en son Fils, et le retour d'amour que nous lui portons en étant participants de l'amour dont Jésus ressuscité aime son Père.

Avec l'aide du Saint-Esprit, vivons profondément nos communions eucharistiques, en sorte qu'après nous avoir unis à lui tandis que nous cheminons encore sur la terre, Jésus nous donne part à sa plénitude de Vie dans la Résurrection bienheureuse. Père Justolat RAFARALAHIMBOA (Prêtre étudiant)

Père Yves MOREL, Curé

 

Edito du 11 juin 2017 LIEN n° 351

Apprendre à faire le signe de la Croix, c'est déjà le mystère Trinitaire

Ce geste est une prière qui nous introduit dans l’intimité divine. La Sainte Trinité est un dogme, c’est-à-dire que l’enseignement) de la Saint Trinité est le fondement de la religion chrétienne, c’est par là qu’il faut commencer pour établir notre foi sur les bases solides.

La première introduction au mystère de la Sainte Trinité c’est le signe de Croix. Il importe donc qu’il soit toujours fait avec grand soin et grand respect. « AU NOM DE PÈRE ET DU FILS ET DU SAINT ESPRIT. AMEN. » Cette formule, nous la retrouvons à chacune de nos prières. Que veut-elle dire ? "JE CROIS QUE DIEU EST PÈRE, FILS ET SAINT-ESPRIT". Un seul Dieu, Trois Personnes : c'est un mystère, le mystère de la Sainte Trinité. Donc, lorsque nous faisons notre signe de croix, cela veut dire aussi "JE CROIS EN LA SAINTE TRINITÉ".  Mais ce qui importe toujours, c’est de préserver le caractère sacré de ce signe de croix, ne jamais tolérer un signe de croix ‘‘bâclé’’. Le signe de croix n’est pas la seule prière en l’honneur de la sainte Trinité : un beau « Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit », avec une grande inclination du corps, est aussi très conseillé.

En plus des grandes prières habituelles de profession de la foi- le symbole des apôtres et celui de Nicée qu’on chante à la messe le dimanche.

Qui sont ces Trois Personnes ? - Le Père, le Fils, le Saint-Esprit.

On précise :

Dieu le Père, c'est Dieu qui m'a créé, qui a créé le monde. (Création)

Dieu le Fils, c'est Dieu qui m'a sauvé, en mourant sur la croix, (Rédemption)

Dieu le Saint-Esprit, c'est Dieu qui m'aide à ressembler à Jésus en me donnant des bonnes idées dans ma tête, et de la force pour faire le bien. (Sanctification)

En faisant ce geste nous invitons la Sainte Trinité de venir habiter en nos âmes, en prendre possession ; tel est le désir éternel de Dieu. C'est pour répondre à ce désir de la Sainte Trinité de venir faire en eux sa demeure (Jn 14, 23), que l’Église demande aux parents d’amener sans attendre leurs tout-petits au baptême. Nous sommes “faits pour Dieu” (La Sainte Trinité) : nous sommes appelés à La connaître et L’aimer.

Mais comment connaître et aimer la sainte Trinité, alors qu’elle nous dépasse infiniment ? Ce n’est pas notre raison humaine qui nous permettra de parvenir jusqu’à Lui, il suffit de l’affirmer avec la foi.  C'est la GRÂCE (le don de Dieu) des vertus théologales que nous recevons au baptême : La FOI qui est le moyen de connaître Dieu, l’ESPÉRANCE : qui nous fait Le désirer, La CHARITÉ qui nous permet de L’aimer et de vivre pour Lui.

Pour la fête de la Sainte Trinité : elle peut être l’occasion de centrer la prière familiale, précisément sur le SIGNE DE CROIX, en faisant un véritable acte d’adoration, avec tout le respect, l’application consciente du geste, et l’attention aux paroles, en disant très lentement « AU NOM DE PÈRE ET DU FILS ET DU SAINT ESPRIT. AMEN. »

Si nous croyons vraiment en ces vérités fondamentales, pourquoi hésiter, à faire le signe de la croix toujours et partout, avant et après nos activités. N’ayez pas peur, n’aies pas honte de montrer ce que tu crois et en qui tu crois. Je croix que Dieu (Je connais Dieu) et je crois en Dieu. (J’ai confiance en Dieu). Vivons cette relation personnelle avec Dieu-Trinité. Amen. 

Père Justin OJUMOBI (Prêtre étudiant)

édito du 04 juin LIEN N° 350

Je crois en l’Esprit Saint ?

Le Père, nul ne l’a vu, regrette-t-on en s’adressant à Jésus. Mais tu m’as vu, répond le Christ ! Qui m’a vu agir et aimer, qui m’a entendu parler, a vu et entendu le Père.

Pour le Père, c’est d’accord ; mais l’Esprit ? L’Esprit, personne ne l’a vu non plus.

C’est bien normal : si l’Esprit est le souffle de Dieu, personne ne voit un souffle ! Tu ne vois pas le souffle, mais tu peux voir ce qu’Il anime : les jeunes épis qui ondulent doucement, les feuilles de nos arbres qui frémissent, et les branches qui ploient certains jours. Crois-tu au vent ?

Oui, mais tout le monde croit au vent. L’Esprit Saint, c’est moins certain.

Bien sûr. Prends l’amour. Beaucoup de nos contemporains ne croient pas à l’amour. On s’attache un peu, on signe un contrat, provisoire et révocable. Mais l’Amour, non. Il y a bien des « preuves » d’amour, il y a les baisers et les cadeaux ; mais Juda aussi a donné un baiser, et certains cadeaux sont empoisonnés, ils ne prouvent rien. Pourtant, l’amour existe, et il suffit de croire en lui, d’orienter ses voiles dans le sens de ses vents, et c’est lui qui nous anime ; nous savons alors pourquoi nous lever le matin, ce qui compte dans nos journées, ce qui a du sens et ce qui n’en n’a pas. Le vent d’amour ne cesse de souffler, mais nos voiles sont souvent mal orientées, parfois même pas dépliées. Le vent d’amour ne cesse de souffler, mais certains lui donnent d’autres noms ; ou encore, ne savent pas que leur force, leur sagesse, le dynamisme qui les entraîne au Bien, a un nom.

Quelle importance, de lui donner le nom d’Esprit, de lui donner un nom ? 

Les apprentis navigateurs ne connaissent pas le nom des vents, ne savent pas bien les reconnaître, les retrouver en s’approchant un peu ou en s’éloignant de la côte, les utiliser pour diriger l’embarcation… On ne maîtrise jamais tout à fait les vents et la mer, mais on peut apprendre à naviguer, à connaître un estuaire ou un océan et le nom de leurs vents. Dans le canot de ta vie, tu as sûrement fait l’expérience de ce qui est vraiment sage, de ce qui donne la vraie joie, de ce qui est juste. Ces vents-là te mènent où tu dois aller, où tu veux vraiment aller ; ce sont les vents de l’Esprit. Reconnais-les, déplie et oriente ta voile, tes actions, ta prière.

Vent de Sagesse - Esprit Saint, accorde-nous le don de la sagesse, que nous sachions reconnaitre Dieu présent et manifesté dans le monde, considérant toutes choses dans sa lumière et dans le souvenir permanent de la vie éternelle.

Vent de Conseil - Esprit Saint, accorde-nous le don de conseil, que nous sachions toujours discerner la volonté de Dieu, même dans les moments les plus difficiles ; et garde-nous de toute décision inconsidérée, nous dirigeant toujours et en tout par ta prudence.

Vent de la Force - Esprit Saint, accorde-nous le don de force, qu’il nous donne le courage de dépasser les épreuves sur le chemin qui nous conduit au salut.

Vent de l’Intelligence - Esprit Saint, accorde-nous le don d’intelligence qui nous fera comprendre les vérités de la foi, entrer dans leur sens et contempler leur harmonie intérieure. Mets en nous l’amour et l’intelligence des vérités enseignées par l’Église.

Vent de la Science - Esprit Saint, accorde-nous le don de science, que nous nous laissions guider par la foi, jour après jour, et que nous sachions discerner ce qui nous conduit vers toi.

Vent de Piété - Esprit saint, accorde-nous le don de piété, que nous demeurions dans la confiance sous le regard aimant de notre Père et que nous soyons les témoins sa tendresse auprès de tous les hommes.

Vent de Crainte - Viens Esprit de crainte, rends-nous suffisamment conscients de la toute-puissance et de la majesté de Dieu pour ne point pécher envers elle.

Olivier BRAILLON, Diacre

Edito du 28 mai 2017 7e Dimanche de Pâques N° 349

 Partager les peines et les joies de l’humanité

                                     Ce vendredi 26 mai, encore 26 chrétiens Coptes ont été victimes de la furie meurtrière au nom de l’Islam. Cette communauté chrétienne parmi les plus anciennes est à nouveau prise pour cible et le témoignage de fidélité au Christ qui est rendu malgré eux par ces Egyptiens ne doit pas rester inutile. Ouvrons, vraiment, nos cœurs à leurs souffrances car elles sont les nôtres, membres du même corps du Christ qu’est l’Eglise.

  Que leur mort ne soit pas une information parmi d’autres, mais qu’elle nous réveille dans notre propre vie de foi, ici et maintenant, en France, dans nos quartiers.     Réveil de notre prière ; réveil de notre participation à la messe en supplication et en action de grâce au Seigneur ; réveil de notre engagement chrétien dans la société et dans nos familles. Réveil de notre volonté, au-delà de notre désir, de suivre réellement le Christ qui donne sa vie pour donner LA Vie à tous les hommes, quels qu’ils soient.

  Dans ces jours où, chrétiens, nous sommes dans l’attente de la réalisation de la dernière promesse faite par Jésus aux Apôtres avant son Ascension, la venue de l’Esprit Saint, nous pouvons vraiment entrer dans une neuvaine à l’Esprit et demander chaque jour que vienne en nous personnellement ce souffle de Dieu lui-même. Nous pouvons le faire en redisant la ‘séquence’ de la messe de la Pentecôte, chaque jour de cette semaine. Vous la trouverez sur un feuillet dans les églises.

  Faisons-le en portant aussi dans notre prière nos frères aînés dans la foi, les Juifs qui se préparent à fêter, mercredi et jeudi, ‘Chavouot’, l’origine de la Pentecôte : la fête des prémices, une ‘semaine de semaines’ après Pâques. Elle célèbre le début des récoltes, dons de Dieu, ainsi que le don de la loi, la Torah. L’Esprit de Pentecôte est déjà présent dans cette loi, avant qu’il inscrive en nos cœurs la loi nouvelle de tout amour à la suite de Jésus.

  Faisons-le aussi en portant dans nos prières les musulmans qui entrent sincèrement en Ramadan. Que chacun sur nos chemins respectifs de conversion vers Dieu et vers les autres nous devenions d’authentiques artisans de paix entre les hommes, dans la rencontre et la connaissance mutuelles qui seules peuvent faire tomber préjugés, barrières et haine.

  Prions en portant les joies et les peines de tous nos frères en humanité pour lesquels le Christ est mort en implorant le pardon, en offrant son Amour plus fort que la mort.                                                                                      

 Père Yves MOREL, Curé


Edito du 21 mai 2017 - 6e Dimanche de Pâques - N° 348


Demain se prépare aujourd’hui


Dans les rencontres que nous avons vécues pour commencer la réflexion sur nos « Paroisses 2020 », le 2 avril dernier nous avons demandé au Seigneur lui-même de nous guider et de nous inspirer au souffle de son Esprit. En ce week-end de fête des 50 ans de La Pentecôte, faisons tous ensemble monter vers Dieu nos demandes :


Prière commune pour demander à l’Esprit de nous rendre plus accueillants


Afin que nos paroisses en 2020 soient plus accueillantes et rayonnantes, envoie, Seigneur,


ton Esprit d’amour et de sagesse pour quenous puissions vivre dans une grande fraternité et transmettre la foi à notre prochain ;


ton Esprit de sagesse pour que nous sachions comprendre et accueillir ceux que, Toi, tu nous envoies, et crier ensemble ‘fraternité’ ;


ton Esprit de paix pour que nous grandissions ensemble ;


ton Esprit de conseil pour que nous proposions des activités extérieures ;


ton Esprit d’amour pour que nous puissions vivre en communion les uns avec les autres ;


ton Esprit de force pour que nous marchions à ta suite avec ceux qui viendront rejoindre notre assemblée ;


ton Esprit de piété pour que nousentendions les nouvelles voix qui viendront te célébrer dans notre quartier ;


ton Esprit de sagesse et sainteté pour que nous sachionscréer des lieux de rencontre et de prières ferventes ;


Et vous, que demanderiez-vous à l’Esprit de Pentecôte pour demain ?


 Père Yves MOREL, Curé


 Edito du 14 mai 2017 -  5e Dimanche de Pâques N° 347


La Pentecôte et l’Eglise quel sens pour un anniversaire ?


                                         Les 20 et 21 mai, nous fêterons les 50 ans de l’église de La Pentecôte-de-Port-Galland. Pour que chacun de nous se sente concerné même si ce n’est pas ‘son clocher’, je voudrais vous inviter à reprendre quelques considérations.


                                          Le nom de l’église voulu par son père fondateur nous renvoie à un évènement de première importance pour la vie des Chrétiens et de l’Eglise elle-même : cette fête de Pentecôte, cinquante jours après Pâques, dans laquelle les Juifs, donc les Apôtres…, commémorent le don de la Loi à Moïse. Or, avec la venue de l’Esprit Saint, c’est la Loi nouvelle qui est donnée, la loi de l’Amour dont Jésus a tracé la route par sa mort et sa résurrection ! La loi de l’Esprit de Dieu répandu dans nos cœurs nous demande et nous donne les moyens de vivre selon l’Amour même de Dieu, donné aux autres.


                                        L’Abbé Gaudin n’a pas voulu seulement faire référence à la fête liturgique mais il a enraciné profondément la paroisse, église et chrétiens, dans la vie du quartier ‘de Port-Galland’. C’est l’Eglise frémissante des années du Concile qui entre en dialogue avec le monde, qui s’incarne au milieu des hommes de son temps dans un espace en pleine transformation. Et ce quartier n’a probablement pas fini de changer encore ! La population est sûrement plus hétérogène qu’elle ne l’était probablement en 1967, mais nous ne savons pas encore qui va venir remplacer les familles ou s’installer en haut de la rue de la Sarrazine, sur le site ‘des Mathurins’ ou de la ‘DGA’. L’église sera toujours là pour accompagner encore la vie des gens.


                                       Alors ce ne sont pas les années du béton que nous fêterons la semaine prochaine, mais bien la vie de l’Eglise, Corps du Christ, habitée de l’Esprit du Père au cœur de la vie des hommes ! Nous le ferons en Eglise, rassemblés par notre évêque, Monseigneur Aupetit, notre pasteur au nom du Christ. Là encore, c’est l’œuvre de l’Esprit de nous rassembler dans l’unité, en Christ, signe de l’unité qui se réalisera dans la vie éternelle. C’est aussi notre évêque qui nous enverra au nom du Christ, témoigner et annoncer notre Foi dans notre quartier, nos rues, nos immeubles, sur nos paliers, et dans nos foyers eux-mêmes.


                                       Ensemble, venons rendre grâce à Dieu de ce qu’Il fait sans cesse en nous, par nous, pour nous, grâce au don de l’Esprit de Pentecôte, son amour qui fait de nous une ‘éternelle offrande à sa gloire’.


Père Yves MOREL, Curé


Edito du 07 mai 2017 3e Dimanche de Pâques N° 346

 

 

 

 

7 mai 2017                              4e Dimanche de Pâques                                 N° 346

 

 

 

La confirmation, sacrement de la maturité chrétienne ; elle n’est pas facultative

 

 

 

La confirmation est un sacrement par lequel l’Esprit Saint nous est donné avec la surabondance de ses dons, afin de nous rendre parfaits chrétiens, témoins et apôtres de Jésus Christ. Mais pourquoi la confirmation ? N’avons-nous pas déjà reçu l’Esprit Saint au baptême ?  Oui, bien sûr, le baptême nous a donné la vie divine ; les trois personnes divines habitent désormais en notre âme ; les vertus théologales (foi, espérance et charité) ainsi que les dons du Saint-Esprit nous ont été donnés : Esprit de sagesse, discernement, conseil, force, connaissance, piété et crainte du seigneur (Isaïe 11, 2). Mais alors ? La confirmation vient développer et fortifier en nous la vie surnaturelle reçue au baptême, afin d’annoncer la foi reçue dans ce premier sacrement (baptême). Si l’on parle parfois de la confirmation comme du « sacrement de la maturité chrétienne », il ne faudrait pas pour autant confondre l’âge adulte de la foi avec l’âge adulte de la croissance naturelle, ni oublier que la grâce baptismale est une grâce d’élection gratuite et imméritée qui n’a pas besoin d’une « ratification » pour devenir effective » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, § 1308).  De même, nous devons spirituellement passer à l’âge adulte, pouvoir donner la vie spirituelle à ceux qui nous entourent, pouvoir défendre la foi lorsqu’elle est mise en cause ou en doute, annoncer Jésus Christ, célébrer la gloire de Dieu et servir l’homme et le monde.

 

 

 

Le geste de l’imposition de la main fait partie des rites les plus significatifs. Il transmet la bénédiction divine (Gn. 48, 14-19) et exprime, d’une manière ou d’une autre, la mainmise de Dieu sur un être et la communication de son Esprit (Ps 138, 5). Il continue, dans les sacrements, les gestes du Seigneur et de ses apôtres. « Le sacrement de confirmation est conféré par l’onction de saint-chrême sur le front, faite en imposant la main, et par ces paroles : SOIS MARQUE DE L’ESPRIT SAINT, LE DON DE DIEU ». (Paul VI) « Le rite de l’onction est riche de significations dans la symbolique biblique et antique. L’huile est signe d’abondance (cf. Deutéronome 11, 14 ; etc.) et de joie (cf. Psaume 23, 5 ; 104, 15), elle purifie (onction avant et après le bain) et elle rend souple (l’onction des athlètes et des lutteurs) ; elle est signe de guérison, puisqu’elle adoucit les contusions et les plaies (cf. Isaïe 1, 6 ; Luc 10, 34) et elle rend rayonnant de beauté, de santé et de force. » (CEC, 1293)

 

 

 

« Le Christ n’a pas été oint par une huile ou par un parfum corporel de la main des hommes. Mais le Père, qui l’a établi à l’avance Sauveur de la totalité de l’Univers, l’a oint de l’Esprit Saint, comme l’a dit Pierre : Jésus de Nazareth, que Dieu a oint de l’Esprit Saint (Actes 10, 38). Lui a été oint d’une huile intelligible d’exultation, c’est-à-dire de l’Esprit Saint, appelé huile d’exultation, parce qu’il est la cause de l’exultation spirituelle ; vous, vous avez été oints du parfum, devenus participants au Christ » (saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèses mystagogiques, 3, 33).

 

 

 

 POURQUOI DOIT-ON ÊTRE CONFIRMÉ ET À QUEL ÂGE?

 

 

 

Puisque Baptême, Confirmation et Eucharistie forment une unité, il s’ensuit que « les fidèles sont tenus par l’obligation de recevoir ce sacrement en temps opportun » (Canon 890)," car sans la Confirmation et l’Eucharistie, le sacrement du Baptême est, certes, valide et efficace, mais l’initiation chrétienne reste inachevée » (CEC 1306).

 

 

 

« La réception de ce sacrement est nécessaire à l’accomplissement de la grâce baptismale » (CEC 1285), du fait qu’il est un des sacrements de l’initiation chrétienne. « Tout baptisé non encore confirmé peut et doit recevoir le sacrement de la confirmation ». « Par le sacrement de la confirmation les fidèles sont plus parfaitement liés à l'Eglise, sont dotés d'une force spéciale de l'Esprit Saint, et sont ainsi plus strictement tenus, en tant que vrais témoins du Christ de répandre et de défendre la foi par la parole et l'action » (Lumen Gentium 11). « Cependant la détermination de l’âge est laissée à la décision de la conférence des évêques de chaque pays.

 

 

 

          QUE DOIT FAIRE  UN CANDIDAT POUR LA CONFIRMATION?

 

 

 

            « Un candidat pour la confirmation qui a atteint l’âge de raison doit professer la foi, être en état de grâce » (CEC 1319), c’est-à-dire qu’il « convient de recourir au sacrement de pénitence pour être purifié en vue du don du Saint-Esprit. Une prière plus intense doit préparer à recevoir avec docilité et disponibilité la force et les grâces du Saint-Esprit (Actes 1, 14) » (CEC 1310). Il doit également « avoir l’intention de recevoir le sacrement et être préparé à assumer son rôle de disciple et de témoin du Christ, dans la communauté ecclésiale et dans les affaires temporelles » (CEC 1319). Il doit être « en état de renouveler les promesses baptismales » (canon 889)

 

 

 

              LE PARRAIN ET LA MARRAINE QUEL ROLE ASSUREZ-VOUS ?

 

 

 

« Dans la mesure du possible, un parrain [ou une marraine] assistera le confirmand ; il lui revient de veiller à ce que la personne confirmée se conduise en vrai témoin du Christ et accomplisse fidèlement les obligations inhérentes au sacrement » (Code de droit canonique, canon 892).

 

 

 

         Selon le pape Benoît XVI : JMJ 2007 : « Comment nous laisser renouveler par l’Esprit Saint et comment grandir dans notre vie spirituelle ? La réponse est, vous le savez, que cela est possible par les Sacrements, car la foi naît et se fortifie grâce aux Sacrements, en particulier ceux de l’initiation chrétienne : le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie, qui sont complémentaires et inséparables. Il est particulièrement important aujourd’hui de redécouvrir le sacrement de la Confirmation et d’en retrouver la valeur pour notre croissance spirituelle… Tout baptisé peut apporter sa contribution à l’édification de l’Église en se laissant guider par l’Esprit, grâce aux charismes qu’Il donne, car "chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien commun" (1 Co 12, 7). Et quand l’Esprit agit, il apporte dans l’âme ses fruits, qui sont "amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi" (Ga 5, 22) ».

 

Que Dieu vous bénisse. Amen.             

 

 

 


Edito du 30 avril 2017 3e Dimanche de Pâques N° 345


« De quoi parlez-vous en chemin ? »


 Oui, de quoi parlons-nous en ces jours entre deux tours de vote ?


 C’est peut-être la question que Jésus nous pose aujourd’hui comme il l’a posée aux deux disciples qui quittaient Jérusalem, le soir de Pâques, le cœur troublé par les évènements qu’ils viennent de vivre… Jésus les invite à dire leurs inquiétudes et leurs incompréhensions, afin qu’Il puisse, ensuite, y apporter réconfort et sens.


      


Alors de quoi parlez-vous cette semaine ?


J’ai entendu de la violence, j’ai entendu du mépris et du rejet en raison des idées ; j’ai entendu des appels à lutter contre beaucoup de choses ; j’ai entendu parler de systèmes qui s’opposeraient. J’ai peu entendu parler des problèmes des électeurs qui ont exprimé leur désarroi ; j’ai peu entendu parler des ‘vrais soucis des vrais gens’ ; j’ai peu entendu parler de la recherche du bien commun. J’ai eu peur de voir des gens poser des actes violents pour contrer d’autres violents ; j’ai eu peur de voir se creuser des fossés plus larges encore entre les gens qui ne se comprennent plus et ne cherchent plus à se comprendre mutuellement ; j’ai eu peur de voir notre société exploser.


J’ai entendu le désir de vivre mieux, de vivre ensemble ; j’ai entendu le besoin d’être reconnu chacun à sa juste valeur, chacun dans ce qu’il est ; j’ai entendu l’envie de pouvoir élever dignement ses enfants, de leur offrir un avenir de paix, de sérénité. J’ai entendu la volonté d’avancer dans la construction d’un monde meilleur.


Mais j’ai constaté aussi la diversité des chemins possibles, les réalistes et les utopistes, ceux sans danger et ceux plus incertains. J’ai regretté que l’on parle plus des moyens que de la fin, que les propos techniques prennent le dessus sur les mots d’humanité, de relations (oserais-je dire de ‘liberté, d’égalité, de fraternité’ ?).


« Alors Il leur expliqua dans toute l’Ecriture ce qui le concernait. » Jésus invite les disciples perdus à trouver, au cœur de leur trouble, des fondements déjà présents, qu’ils connaissent, ‘les Ecritures’, et à regarder ce qu’ils vivent, leur désarroi, leur souffrance, en lien avec une Parole qui avait orienté leur vie avec Jésus, qui avait donné du sens à la vie dans sa dynamique, une Parole qui, dans les faits et gestes de Jésus, s’était faite ‘chair’, proche des hommes, dans l’épaisseur de la vie quotidienne, de ses joies du mariage de Cana à la peine de la mère en deuil de son fils.


Jésus : envoie ton Esprit pour que chacun puisse se dire, puisse Te dire, son trouble, ses craintes, ses désirs et ses rêves, et y accueillir Ta Parole de vie et d’Amour.


 Père Yves MOREL


Edito du 23 avril 2017 - 2e Dimanche de Pâques, ‘dimanche de la Miséricorde’ N° 34


Dans l’action de grâce…


                       C’est bien dans l’action de grâce pour tout ce que nous avons vécu ensemble durant ces années que le temps est venu d’annoncer plusieurs changements et départs cet été.


                      Honneur aux dames, je donne la primeur au départ de nos sœurs Comboniennes, arrivées en 2011, mais aussi de nos sœurs Filles du Saint-Esprit, après des dizaines d’années de présence sur Bagneux !


                      La congrégation des Comboniennes ne peut plus assurer la présence d‘une communauté en France : aussi Céleste et Pilar vont quitter Bagneux mi-juillet pour repartir annoncer l’évangile sous d’autres cieux.


                        Côté Filles du Saint-Esprit, il était déjà prévu qu’Isabelle partirait au Pérou, Marie-Madeleine, Suzanne et Juliette sont appelées à d'autres fonctions et quitteront Bagneux durant l'été.


                         Aux unes et aux autres nous disons d’ores et déjà un immense Merci pour tout le travail accompli et le témoignage de la vie religieuse.


            Les sœurs de la Sainte-Famille de Nazareth, qui restent parmi nous, continueront encore cette vie consacrée religieuse à Bagneux.


                         Quant à moi, sachant les évolutions nécessaires de la vie paroissiale pour l’adapter aux évolutions importantes que vont connaître nos quartiers ces prochaines années, et cela commence déjà, j’avais dit à notre évêque ma disponibilité pour confier la tâche à venir à une nouvelle équipe.


             Le Père Franck JAVARY, actuel Curé de la Cathédrale de Nanterre, sera votre nouveau pasteur à compter du 1er septembre. Un vicaire sera également nommé prochainement. Je ne doute pas que vous saurez les accueillir et les accompagner dans les projets pastoraux qu’avec vous ils mettront en œuvre !


                        Quant à moi, je suis nommé, également au 1er septembre, Curé des paroisses St-Pierre et St-Jacques de Neuilly-sur-Seine.


                          Pour se dire au-revoir et remercier les unes et les autres, nous nous retrouverons le dimanche 2 juillet pour une messe unique à 10h30 à La Pentecôte. Notez bien la date ! Et vivons ces annonces dans l’action de grâce et la confiance : Dieu est à l’œuvre !                                              


 Père Yves Morel, Curé


 


Edito du 16 avril 2017 Dimanche de Pâques N° 343


Les fruits de la Passion


Ils sont des milliers à avoir reçu en cette nuit pascale les sacrements de l’initiation chrétienne, ou à se préparer à les recevoir dans ce temps de Pâques ! Avec ces ‘néophytes’, chacun de nous est interpellé dans sa propre foi, son attachement réel au Christ, et sa pratique religieuse qui l’exprime. Alors, que les fruits de la Passion continuent à nous nous nourrir :


Passage : de la mort à la vie, de la tombe fermée au monde ouvert à la rencontre et au témoignage ! Le Christ est ressuscité et il nous envoie le proclamer


Annonce de la Bonne Nouvelle : nous l’avons reçue des premiers témoins, puis de génération en génération, jusqu’à aujourd’hui. Demain encore l’Evangile sera annoncé. Prions pour que les familles, les catéchistes, les paroisses jouent leur rôle de transmetteurs joyeux !


Sacrements : le Baptême a fait de nous des chrétiens, enfants de Dieu, participants de la nature même de Dieu ; la Confirmation nous a donné l’Esprit Saint à profusion pour changer nos cœurs et nos vies ; l’Eucharistie nous nourrit de la vie même du Christ donnée pour la vie du monde. Que les sacrements ne soient pas des souvenirs de fêtes passées, mais bien des sources actuelles de vie chrétienne chaque jour !


Sainteté : nous sommes devenus réellement saints au jour de notre baptême, mais nous avons à conserver en nous cette sainteté et à la faire fructifier. ‘Tout est donné’, mais ce n’est qu’en graines : à nous d’entretenir et de faire germer puis porter des fruits qui demeurent, avec l’aide de Dieu.


Intelligence de la Foi : « il faut croire pour comprendre et comprendre pour croire », disait St-Augustin ; les deux temps vont de pair, simultanément. Que nous sachions revenir aux fêtes pascales pour y chercher les réponses à nos questions sur Dieu : c’est là qu’Il se révèle totalement.


Ouverture : comme le tombeau est ouvert pour laisser sortir le Christ, comme son côté ouvert par la lance laissa couler du sang et de l’eau pour notre vie, notre cœur est ouvert pour ‘laisser voir’ la présence de Dieu en nous, attentif et accueillant à chacun.


Nouveauté : résurrection et renaissance nous invitent à regarder toute chose d’un œil neuf, à renouveler notre attachement aux autres comme aux biens à la lumière de Pâque.


Edito des 2 et 9 avril 2017 5e dimanche du Carême et Dimanche des ‘Rameaux’ N° 342


« Les chrétiens ne prient pas » ?


            Ce constat que les Chrétiens ne prient pas a été évoqué lors de notre dernière soirée de partage des ‘Vendredis de Carême’. Il n’est pas rare en effet d’entendre des musulmans, habitués aux cinq prières quotidiennes, s’étonner pour le moins de ne voir les Chrétiens, au moins les catholiques, ne prier que le dimanche pour la messe.


Bien sûr nous mettons en pratique l’invitation du Seigneur lui-même, que nous entendons le Mercredi des Cendres, à prier dans le secret car notre Père « voit dans le secret »… Notre prière cultuelle et communautaire ne se résume bien souvent qu’à la messe, dominicale ou en semaine. Nous aurions à développer la participation de chacun à la prière de toute l’Eglise, assurée notamment par les consacrés et les clercs : cinq à sept ‘offices’ rythment ainsi le déroulement de la journée.


Et ce rythme nous fait entrer dans ce que nous nous apprêtons à vivre et célébrer de tout notre cœur et de toute notre Foi : les mystères de Pâques !


Chaque matin, les ‘Laudes’ sont louange au Seigneur qui nous sort du sommeil et nous offre une nouvelle journée à vivre. Les trois offices de 9h, 12h et 15h (ou selon le temps où le jour était compté en heures à partir de 6h du matin : ‘Tierce’ pour la 3e heure, ‘Sexte’ pour la 6e heure et ‘None’ pour la 9e heure) nous font souvenir que toute activité vient de Dieu et lui revient par notre travail, mais aussi, en particulier le vendredi, nous suivons les pas du Christ vers sa Passion et vers la Jérusalem céleste. Les ‘Vêpres’, en fin d’après-midi, nous invitent à rendre grâce pour le jour écoulé et à déjà remettre entre les mains du Père les joies et les peines. Les ‘Complies’ sont le dernier office avant d’entrer dans le sommeil de la nuit, petite mort où nous nous remettons entre les mains du Père, comme le Christ mourant lui remet son esprit. (Un dernier office, dit ‘des lectures’, sans moment particulier dans la journée, nous invite à méditer la Parole de Dieu et des commentaires ou des vies de grands saints.) C’est ainsi que chaque jour nous fait célébrer la mort et la Résurrection avec Jésus.


Alors que, à la fin du Carême, nous célébrons ces jours-ci les fêtes centrales de notre Foi, mettons plus d’ardeur encore à manifester notre vie de prière et notre attachement au Christ vivant !


Puissent nos célébrations des Rameaux, des Chemins de Croix et des offices de ces ‘trois jours saints’ réveiller notre union intime avec Dieu dans la prière et les sacrements. Notre témoignage de vie quotidienne n’en sera que plus fort.


Père Yves MOREL, Curé.


 Edito du 26 mars 2017 4e dimanche du Carême N° 341


Collecte de Carême avec le CCFD-Terre Solidaire


Le CCFD vous invite aujourd’hui à transformer la Clameur du Monde en Espérance : tous les pauvres, exclus de la richesse de notre terre, ont droit à notre aide pour se développer et vivre dans la paix chez eux, comme nous.


En ce temps de Carême, le CCFD, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, première ONG française de Développement, créée il y a plus de 50 ans par la Conférence des Evêques de France pour lutter contre toutes les causes de la faim nous appelle à nouveau aujourd’hui, au partage financier pour aider les plus pauvres de notre monde à construire leur développement. ONG reconnue d’Utilité Publique en 1984, son réseau de 15000 bénévoles sensibilise la population française à la solidarité internationale et à la citoyenneté. Il ne s’agit pas de pratiquer l’assistance directe ; d’autres ONG s’acquittent de cela. Le CCFD-Terre Solidaire finance 753 projets dans 63 pays du Sud et de l’Est dans des domaines divers : agriculture familiale, économie solidaire, dérèglements climatiques. Il aide ainsi, sur place, des partenaires locaux qui refusent de subir et inventent des solutions pour maîtriser leur avenir et celui de leurs enfants.


Mêmes si, ICI, nous ne nous sentons pas des nantis, nous vivons sans craindre la faim ; nous pouvons nous soigner et nous jouissons d’un confort que n’imaginaient même pas nos grands-parents. Tous ces milliers de millions de personnes, nos frères, LA-BAS, sans eau, sans électricité, sans soins, sans moyens de transport, sans terre, ont plus que jamais besoin que nous les aidions à se développer. Le sens du don et du partage, c’est que nous grandissons ensemble en humanité, à partir de ce que nous partageons. Alors aujourd’hui donnons ce que nous pouvons, ce que nous avons, ce que nous sommes. Nous recevons beaucoup de ce qu’ils sont, de ce qu’ils deviennent.


La force, le courage, l’énergie de nos partenaires au loin est une espérance pour nous qui nous rappelons ce que Dieu nous dit : « Qu’as-tu fait de ton frère ? ». Quand nous les aidons de notre argent peut-être nous aident-ils à comprendre que chaque vie humaine est sacrée et que nous avons besoin de prendre conscience que notre confort se construit au détriment de la vie et de la paix de tant d’autres êtres humains.


Aujourd’hui nous vous distribuons des enveloppes destinées à recueillir ce que vous pourrez partager et que vous remettrez lors des quêtes de dimanche prochain ou des dimanches avant Pâques. Merci de votre participation à un monde meilleur.


Pour l’équipe locale, Thérèse TSUJI


 Edito du 12 mars 2017 - 2e dimanche du Carême N° 339


Carême à tout corps !


Le chrétien est non seulement disciple du Christ, mais, par le baptême, il est devenu ‘fils de Dieu’ par sa participation à la vie même qu’il reçoit de Dieu, dans la mort et la résurrection de Jésus.


Le corps crucifié du Seigneur, torturé et maltraité, connaît déjà dans l’évangile de ce dimanche l’expérience de sa vraie nature : le visage transfiguré du Christ rayonne de la lumière de la Vie plus forte que la mort, de l’Amour plus fort que toute offense !


Mais c’est bien avec ce corps-là que Jésus a manifesté durant son ministère son attention et sa proximité avec tous ceux qui le suivaient, l’écoutaient ou qu’Il croisait.


Aussi, nous qui désirons l’imiter dans notre vie quotidienne, nous voici appelés à nous souvenir que c’est également avec tout notre corps que nous devons manifester « l’Amour de Dieu répandu dans nos cœurs »(Ro5,5) qui nous fait vivre.


Avec nos pieds, qui nous permettent d’aller à la rencontre des autres, des isolés, des fragiles, des personnes qui ont besoin de notre soutien.


Avec nos yeux pour que notre regard soit valorisant pour celui qui en est l’objet, que chacun se sente reconnu pour ce qu’il est aux yeux de Dieu.


Avec nos lèvres, pour qu’un sourire illumine la journée de ceux qui nous croisent, chasse la grisaille du métro-boulot-dodo.


Avec notre langue pour que nos propos soient respectueux et constructifs, prompt à chanter les louanges de Dieu, à réconforter.


Avec nos oreilles pour qu’elles restent ouvertes sur le monde extérieur et entendent les cris silencieux de ceux qui n’osent pas déranger comme les cris du monde qui déchirent nos écrans et autres émissions.


Avec nos mains tendues pour saisir, relever, soigner, guérir, encourager, partager, accompagner… Nos mains ouvertes pour recevoir de Dieu ce que nous avons à redonner aux autres.


Avec notre cœur, celui qui bat physiquement dans notre poitrine pour qu’il se mette à l’unisson du rythme du monde, mais aussi notre cœur, siège de notre désir et de notre capacité à aimer !


Seul Dieu, venu marcher sur terre à nos côtés, peut nous aider à le servir de « tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force » (Dt 6,5) et de tout notre corps !


Père Yves MOREL, Curé


Edito du 12 mars 2017 - 2e dimanche du Carême N° 339


 


Carême à tout corps !


  


Le chrétien est non seulement disciple du Christ, mais, par le baptême, il est devenu ‘fils de Dieu’ par sa participation à la vie même qu’il reçoit de Dieu, dans la mort et la résurrection de Jésus.


 


Le corps crucifié du Seigneur, torturé et maltraité, connaît déjà dans l’évangile de ce dimanche l’expérience de sa vraie nature : le visage transfiguré du Christ rayonne de la lumière de la Vie plus forte que la mort, de l’Amour plus fort que toute offense !


 


Mais c’est bien avec ce corps-là que Jésus a manifesté durant son ministère son attention et sa proximité avec tous ceux qui le suivaient, l’écoutaient ou qu’Il croisait.


 


Aussi, nous qui désirons l’imiter dans notre vie quotidienne, nous voici appelés à nous souvenir que c’est également avec tout notre corps que nous devons manifester « l’Amour de Dieu répandu dans nos cœurs »(Ro5,5) qui nous fait vivre.


 


Avec nos pieds, qui nous permettent d’aller à la rencontre des autres, des isolés, des fragiles, des personnes qui ont besoin de notre soutien.


 


Avec nos yeux pour que notre regard soit valorisant pour celui qui en est l’objet, que chacun se sente reconnu pour ce qu’il est aux yeux de Dieu.


Avec nos lèvres, pour qu’un sourire illumine la journée de ceux qui nous croisent, chasse la grisaille du métro-boulot-dodo.


 


Avec notre langue pour que nos propos soient respectueux et constructifs, prompt à chanter les louanges de Dieu, à réconforter.


 


Avec nos oreilles pour qu’elles restent ouvertes sur le monde extérieur et  entendent les cris silencieux de ceux qui n’osent pas déranger comme les cris du monde qui déchirent nos écrans et autres émissions.


 


Avec nos mains tendues pour saisir, relever, soigner, guérir, encourager, partager, accompagner… Nos mains ouvertes pour recevoir de Dieu ce que nous avons à redonner aux autres.


 


Avec notre cœur, celui qui bat physiquement dans notre poitrine pour qu’il se mette à l’unisson du rythme du monde, mais aussi notre cœur, siège de notre désir et de notre capacité à aimer !


 


Seul Dieu, venu marcher sur terre à nos côtés, peut nous aider à le servir de « tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force » (Dt 6,5) et de tout notre corps !


 


      Père Yves MOREL, Curé


  


Edito du 05 mars 2017 1er dimanche du Carême N° 338


 


La joie d’être sauvé


 


Au début de ce temps de carême, la liturgie nous offre plusieurs fois de prier le psaume 50. Simplement parce qu’il n’y a pas meilleur guide.


Cette prière fut écrite par le roi David dans des circonstances précises, que raconte le Second Livre de Samuel, au chapitre 12. Le roi s’est approprié la belle Bethsabée, en envoyant à la mort son mari, général de son armée au combat. Dieu envoie alors vers David le prophète Nathan. Va-t-il lui annoncer sa condamnation, pour avoir transgressé deux grands commandements ? Et bien non. Nathan aide David à prendre conscience de son péché, il lui explique que son péché a des conséquences et que Dieu n’efface pas ces conséquences ; mais le prophète dit aussi que « le Seigneur a passé sur ce péché ». Dieu a pardonné les pires crimes, et ceci, avant même que le roi n’ait demandé pardon.


 


Voici donc deux leçons majeures, que nous n’avons pas trop du Carême pour méditer : Dieu ne retient pas l’offense et pardonne sans que nous le demandions, Il nous aime indépendamment de nos mérites et de nos péchés, et rien ne peut diminuer cet amour.


 


Alors pourquoi prions-nous ? 


Pour abaisser les barrières de notre orgueil (« ce qui plaît à Dieu, c'est un esprit dont l’orgueil est brisé ») – ces murailles qui empêchent de reconnaître la faute, d’en voir les conséquences, d’accueillir le pardon – tel un enfant boudeur enfermé dans son mensonge et sa colère, quand son père lui ouvre les bras.


Pour faire face aux conséquences de nos péchés avec la force retrouvée que donne la Vérité.


Pour retrouver « la joie d’être sauvé », chante le psaume. Ce Carême est donné pour notre joie.


Olivier BRAILLON Diacre


Edito du 26 février 2017 8e dimanche du Temps ordinaire N° 337


Chemin vers la Lumière de Pâques !


 


         Ce Mercredi 1er mars nous entrons avec toute l’Eglise dans le temps du Carême, temps de conversion et de préparation à Pâques.


 


        Le temps de l’Avent, lui aussi temps de préparation à la fête, est traversé par une tension liée aux préparatifs très matériels de cadeaux et de repas qui permettent de vivre ensemble la joie de se retrouver en famille ou entre amis, ou dans le partage avec les ‘pauvres’ matériellement ou humainement.


 


Le temps du Carême, en comparaison, est plus intérieur et personnel. Jésus lui-même nous invite, dans l’évangile des Cendres, à entrer dans la chambre de notre cœur pour y retrouver le Seigneur, sans chercher à nous montrer à l’extérieur. Cette discrétion de notre démarche, qui veut nous aider à garder la saine motivation de chercher à nous retourner d’abord vers le Seigneur, risque cependant de nous rendre fragiles, parfois démotivés, lorsque, seuls, on ne parvient pas à mener à bien les efforts que l’on s’est choisis…


 


C’est pourquoi il est important de pouvoir nous appuyer les uns sur les autres, en participant ensemble à certains des temps proposés. Outre les traditionnels Chemins de croix, nos habituelles soirées des Vendredis de Carême seront cette année l’occasion d’approfondir ce qu’est l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui, ce que nous sommes appelés à être en Elle. Nous utiliserons pour cela les livrets ‘Prions en Eglise’ spécialement édités pour le Diocèse en cette année de ses 50 ans : « Catéchèses sur l’Eglise pour la vie des hommes ». (Livrets gratuits disponibles Mercredi des Cendres)


 


Le temps du Carême, est aussi l’occasion de porter plus particulièrement dans notre prière les ‘catéchumènes’ qui se préparent à recevoir le baptême dans la Vigile ou dans le temps de Pâques. Cette année, 5 adultes de nos paroisses, 9 jeunes de l’Aumônerie des Collèges, 7 enfants du Catéchisme primaire, et 14 entre 4 et 8 ans ! Rendons grâce pour ce que Dieu fait dans leur cœur ; qu’Il le fasse également en nous.


 


Enfin, le Carême est invitation au partage et à l’ouverture aux autres. Pour les plus proches de nous, une proposition est faite le dimanche 19 mars pour entourer ceux d’entre nous qui se sentent seuls. Et le Livret préparé par le CCFD-Terre Solidaire, inséré dans ce Lien ouvre notre regard sur nos frères plus éloignés.


 


Bonne préparation aux fêtes de Pâques, dans un cœur renouvelé !


 


Père Yves MOREL, Curé


 


Edito du 19 février 2017  7e dimanche du Temps ordinaire N° 336


 ‘Paroisses 2020’ : lancement de notre réflexion !


Quelle paroisse voulons-nous à Bagneux et La Pentecôte en 2020 ? Une question importante et ô combien déjà actuelle ! Les premiers ‘nouveaux habitants’ sont déjà parmi nous, et de nouvelles constructions émergent peu à peu de terre.


 Cette réflexion sur l’avenir de nos paroisses, qui vous a été annoncée dans Le Lien du 22 janvier dernier, commencera Dimanche prochain, 26 février, par un temps de présentation du travail mené par le diocèse sur les ‘Dynamiques territoriales’ (voir la Lettre de notre évêque du mois de janvier), les perspectives d’évolution plus locales, et les enjeux pastoraux.


 Pour ce premier temps de réflexion, VOUS ÊTES TOUS CONVIES ! Car l’avenir de nos communautés chrétiennes nous concerne tous, en Eglise, et chacun personnellement.


 Cette invitation se fait plus particulièrement pressante pour tous ceux qui participent aux différents groupes et services qui assurent la vie actuelle de nos lieux de culte : par votre expérience et votre regard sur ce qui se vit, avec joies ou difficultés, vous apporterez des éléments concrets sur le présent.


 Mais pour que notre réflexion soit véritablement Missionnaire, pour qu’elle rejoigne tous ceux qui passent, qui demandent un sacrement, ou qui ne nous connaissent pas encore, vous êtes tous particulièrement invités à venir enrichir nos partages et propositions pour, aujourd’hui, construire demain !


 Pour que notre champ de perception des réalités actuelles soit le plus large possible, il faut que VOUS apportiez votre contribution : ce qui se vit dans votre quartier, votre voisinage, vos familles… Jeune Lycéen, étudiant, ou jeune professionnel ; célibataire, marié, ou en couple, avec ou sans enfant ; en activité professionnelle, au chômage ou en retraite ; encore en bonne santé ou touché par les difficultés de l’âge… Chacun, vous avez des trésors à partager !


 Alors, avec l’Equipe d’Animation Pastorale, nous vous donnons rendez-vous Dimanche 26 février, de 15h à 17, à Sainte-Monique (accès au locaux paroissiaux par l’escalier côté Rond-Point des Martyrs).


 Que cette démarche soit soutenue par notre prière fervente et l’aide de Dieu.


Père Yves MOREL, Curé


 


Edito des 05 et 12 février 2017 - 5e et 6e dimanches du Temps ordinaire N° 335


 Choisis la vie


Quel beau thème que celui-ci pour le ‘dimanche de la santé’, le 12 février ! la santé n’ayant pas d’autre but que de nous conduire vers la vie, belle, joyeuse, facile, débarrassée de la souffrance, de la dépendance, de la fragilité…


 Mais voilà : l’épreuve est toujours là, tapie, qui nous guette et parfois nous menace. Epreuve de la maladie physique ou psychique ; épreuve dans la vie professionnelle, autour des échecs ou des difficiles relations de travail ; épreuve qui ronge peu à peu la vie du couple qui pourtant s’aimait à se donner pour toujours, qui ne demandait qu’à accueillir et prendre soin des enfants qui aujourd’hui s’épanouissent ou sont eux aussi sources de souffrances, de dépit… Nous pourrions continuer la liste mais à quoi bon : cela ne conduit pas à la vie.


 Car les enfants handicapés sont les premiers à nous crier avec force et moultes sourires que leur vie est belle ! Leurs rires nous appellent à la joie avec eux ! Quelle claque j’avais reçue en voyant ce jeune de huit ans sans jambe passer en riant d’un lit à l’autre à la seule force de ses bras… « Attrape-moi si tu peux ! » Du haut de mes seize ans, je n’ai pas pu. Il me disait ainsi : « Je n’ai pas de jambes, mais j’ai, j’aime la vie. »


 Nos aînés ne sont pas en reste non plus, qui nous disent, par de longs silences et de profonds regards, l’amour qu’ils partagent encore en couple, ou dans le souvenir du défunt parti en avant comme préparer les retrouvailles éternelles. La vie est longue mais elle est remplie de promesses de vies nouvelles.


 Choisir la vie aussi lorsque la victoire est en vue ou acquise sur la maladie : les priorités changent et se réorganisent autour du sens de chaque petite chose quand on a failli tout perdre.


 Alors oui, Choisissons la vie ! Dans notre manière d’accueillir dans la Foi Celui qui est la vie, qui en est au commencement, le Créateur, l’Alpha, et qui en est aussi au terme, le Père Tout-Aimant, la fin de tout, l’Oméga du monde. Dans notre manière de choisir la qualité de vie de chaque jour auprès de ceux qu’on aime ou qu’on apprend à aimer, chacun avec nos faiblesses. Dans notre manière de respecter les autres, connus ou inconnus, de chercher à reconnaitre sur chacun le visage du Christ lui-même.


Choisis la vie ! Elle se donnera à toi aujourd’hui. Elle t’accueillera demain.


Père Yves MOREL, Curé


 Edito du 29 Janvier 2017 - 4e dimanche du Temps ordinaire - N° 334


Nous sommes communauté de béatitudes.


 Les Béatitudes dans l’Évangile selon saint Matthieu sont un véritable programme de vie pour tous ! Les Béatitudes sont la voie que Dieu indique comme réponse au désir de bonheur inscrit dans l’homme », affirme le pape François qui invite les chrétiens à « s’en souvenir et les imprimer dans [leur] cœur ». Pour le pape, « toute la nouveauté du Christ » est contenue dans les Béatitudes, qui sont « le portrait de Jésus, sa forme de vie ; et elles sont la route du bonheur ». Mais elles ont un corollaire, que le pape exhorte à méditer « tous les jours » : « le chapitre 25 de Matthieu, où l’on trouve le protocole, les questions qui seront posées le jour du jugement… Le Seigneur nous reconnaîtra si, à notre tour, nous l’avons reconnu dans le pauvre, celui qui est affamé, celui qui est indigent et marginalisé, celui qui souffre et qui est seul… ». Avec « ces critères fondamentaux de vérification de la vie chrétienne », le pape encourage à rendre « un témoignage beau et crédible de l’amour de Dieu pour tous les frères rencontrés chaque jour » Jésus est l’homme miséricordieux par excellence : il est porteur du message de miséricorde de la part du Père pour tous les hommes, mais il est aussi celui en qui brille cette miséricorde, puisqu’il a pris sur lui nos péchés et toutes leurs conséquences pour que nous en soyons libérés et guéris.


 Les Béatitudes dans l’Évangile selon saint Matthieu sont un véritable programme de vie pour tous ! En effet, Jésus s’adresse aux foules, alors qu’il est sur la montagne. Lieu d’élévation, la montagne évoque la montée intérieure à laquelle Jésus nous invite. En effet, les attitudes que Jésus évoque sont toutes d’ordre spirituel : les pauvres de cœur, ceux qui pleurent, les doux, ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les cœurs purs et les artisans de paix. Jésus commence par appeler « heureux » ceux et celles qui vivent ainsi. Ce programme nous est donc donné pour notre bonheur et non pour nous rendre la tâche plus difficile ! Jésus ne donne aucune formule magique pour ne plus éprouver le mal et la souffrance, mais il nous encourage à tenir bon et à rester fermes dans l’espérance que toutes les épreuves, même les plus dures comme la persécution, seront vaincues.


Père Justin OJUMOBI


 Edito du 22 Janvier 2017 3e dimanche du Temps ordinaire N° 333 


Paroisses 2020 ?


Dans la Lettre de notre évêque, disponible ce dimanche dans les églises, est évoquée la démarche diocésaine des ‘Dynamiques territoriales’ : un travail de prospective et d’anticipation sur les traits majeurs de l’évolution de notre département et de notre diocèse dans les années qui viennent.


Ce travail a déjà été présenté aux différents acteurs de la vie diocésaine que sont les prêtres, diacres, laïcs en mission ecclésiale, ainsi qu’aux maires des Hauts-de-Seine, qui en ont apprécié la qualité et la richesse. Il a également fait l’objet en novembre dernier d’une rencontre commune à Ste-Monique entre les personnes qui ont conduit l’étude et les membres de l’Equipe d ‘Animation Pastorale et du Conseil Pastoral des paroisses.


Notre évêque invite à présent les paroisses elles-mêmes à se saisir de cet outil pour réfléchir aux évolutions à venir et y discerner les enjeux pour l’annonce de l’Evangile en chacune d’elles, en fonction de sa propre situation.


Nos paroisses font partie de celles qui vont vivre ces prochaines années des changements importants par l’arrivée de 10.000 habitants sur Bagneux, la rénovation de quartiers entiers comme le site des mathurins, ou l’ouverture des deux lignes de Métro… Cette démarche diocésaine est donc une excellente occasion de nous mettre en route pour commencer à anticiper la vie de nos paroisses à l’horizon 2020.


Nous vivrons cette démarche en février et mars, en essayant de répondre à un des axes demandés par notre évêque à toutes les paroisses, en plus de ce qui nous semblera prioritaire localement.


 C’est une démarche qu’il s’agit d’initier, de commencer, mais qui dépassera le cadre des deux rencontres qui seront organisées ! L’avenir se construit dès maintenant, pas seulement matériellement dans les tunnels du métro, mais aussi au souffle de l’Esprit Saint dans nos cœurs.


Qu’Il nous guide et nous donne ardeur dans notre désir de vivre et annoncer l’Evangile à Bagneux et Bourg-la-Reine.


Père Yves Morel, Curé


 


Nous vivrons cette démarche en février et mars, en essayant de répondre à un des axes demandés par notre évêque à toutes les paroisses, en plus de ce qui nous semblera prioritaire localement.


 C’est une démarche qu’il s’agit d’initier, de commencer, mais qui dépassera le cadre des deux rencontres qui seront organisées ! L’avenir se construit dès maintenant, pas seulement matériellement dans les tunnels du métro, mais aussi au souffle de l’Esprit Saint dans nos cœurs.


Qu’Il nous guide et nous donne ardeur dans notre désir de vivre et annoncer l’Evangile à Bagneux et Bourg-la-Reine.


Père Yves Morel, Curé


Edito du 15 Janvier 2017 2e dimanche du Temps ordinaire N° 331 et JOURNÉE MONDIALE DES MIGRANTS ET REFUGIÉS


La semaine de prière pour l'unité des chrétiens


Chaque année, en janvier, nous sommes invités, comme tous les chrétiens de l’hémisphère nord, à prier, dans le cadre du dialogue œcuménique, pour qu’avancent toujours plus les efforts des chrétiens en vue de parvenir à une unité entre les différentes Eglises et communautés qui composent aujourd’hui le christianisme. Nous cherchons à répondre à la prière de Jésus-Christ : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé ! » (Jean, 17, 21).


2017 est l’année de la commémoration des 500 ans de la naissance du protestantisme, avec l’affichage des 95 thèses de Luther en 1517 à Wittenberg en Allemagne. Pour la première fois dans l’histoire, les catholiques s’y associent pleinement comme en témoigne la visite du pape François le 31 octobre 2016 à l'Eglise luthérienne de Suède.


Comme chaque année, l'Association œcuménique de la région de Bourg-la-Reine vous invite à venir prier pour l'unité des chrétiens le vendredi 20 janvier à 20h30 à Saint-Saturnin d’Antony. La veillée sera préparée par les catholiques de la paroisse avec les protestants de l'Eglise Baptiste d'Antony et les orthodoxes de Saint-Pierre Saint-Paul à Chatenay-Malabry, à partir d’un canevas justement élaboré par l’Allemagne, berceau du protestantisme, qui compte environ un tiers de catholiques, un tiers de protestants et quelques orthodoxes. 


Loin de vouloir utiliser cette commémoration pour entretenir les divisions, les différentes églises allemandes ont choisi que cet anniversaire soit essentiellement une célébration du Christ et l'occasion de rappeler à tous ce que signifie être chrétien : croire en l'amour de Dieu, manifesté en Jésus-Christ, pour nous les hommes et pour toute la création.


L’Association Œcuménique de La région de Bourg-la-Reine


Edito 8 Janvier 2017 - Epiphanie du Seigneur - N° 330


"Les enfants aident les enfants, les enfants évangélisent les enfants"


 L'Eglise nous invite à célébrer la MANIFESTATION de Dieu au monde dans la fête de l'Epiphanie. C'est dans le cadre de cette fête qu’est placée la célébration de l'Enfance Missionnaire. Mais qu'est-ce que l'Enfance Missionnaire ?


Si nous regardons ses origines, nous pourrions dire qu’elle est la réaction au fait de se laisser questionner par une réalité de souffrance, en se mettant à l'œuvre pour chercher une réponse.


En fait il y a presque deux siècles, Monseigneur Charles de FORBIN-JANSON, évêque de Nancy, à travers sa correspondance avec des missionnaires en Chine, avait découvert la situation déplorable des enfants chinois de l'époque. Cette découverte l’avait poussé à faire quelque chose ; mais... que faire? Une inspiration est arrivée : RENDRE MISSIONNAIRES LES ENFANTS ENTRE EUX.


Avec le courage jailli du désir de faire le bien, comme Jésus lui-même l’a fait, il crée en 1843 l’œuvre de la "Sainte Enfance". En éveillant un esprit missionnaire, l’œuvre de la Sainte Enfance voulait amener les enfants à un partage de Foi, de prière, d’offrandes matérielles avec les enfants les plus démunis des pays lointains.


Cette idée pourrait sembler un rêve, mais pour faire le bien il nous faut toujours rêver, et faire rêver les enfants n'est pas si compliqué. En témoigne le constat que ce rêve continue justement depuis 173 ans.


Au fil des années, la "Sainte Enfance" est devenue "l’Enfance Missionnaire", et aujourd’hui plus de quinze millions d’enfants dans le monde s’informent sur la vie des autres enfants, de leurs Églises, s’entraident et prient les uns pour les autres. En union avec 112 pays, ils découvrent, prient et partagent afin que l’amour du Christ soit une force pour chacun.


Nous voulons que les enfants du KT de nos paroisses continuent ce rêve merveilleux, en faisant une réalité du slogan de l'Enfance Missionnaire : "Les enfants aident les enfants, les enfants évangélisent les enfants". Engageons-nous à soutenir et encourager les enfants dans cette noble tâche d'être ouverts et sensibles aux besoins des autres enfants du monde.


Chaque année, l’Enfance Missionnaire propose de soutenir des projets en faveur d’enfants quelque part dans le monde. Parmi les projets proposés, nous nous sommes engagés cette année 2017 à soutenir un groupe de 72 enfants faisant partie de l'Enfance Missionnaire du diocèse de Maralal, au nord du Kenya. Ces enfants sont issus de familles avec très peu de moyens.


 


L'objectif du projet => Couvrir les besoins vitaux des enfants (nourriture, uniformes, souliers, matériels pédagogiques, jeux…) pour leur permettre de bien grandir, d’offrir leurs services à la communauté et d’acquérir les valeurs chrétiennes, ainsi que de motiver d’autres enfants à les rejoindre pour qu’il n’y ait pas de conflits une fois devenus adultes.


En célébrant chaque année avec les enfants l’Enfance Missionnaire et en nous engageant à soutenir ce projet, nous voulons cultiver l'esprit missionnaire chez les enfants, en faisant nôtres les paroles du Pape François:


"Qu’ils ne soient pas des enfants et des jeunes fermés, mais ouverts ; qu'ils voient un grand horizon, que leur cœur avance vers cet horizon, afin que naissent parmi eux des témoins de la tendresse de Dieu et des annonciateurs de l’Évangile".


Continuons le rêve de l'ancien évêque de Nancy et collaborons à tisser des liens de fraternité entre tous les enfants du monde.


Sœur Pilar, Missionnaire Combonienne, responsable de la catéchèse


Edito du 1er Janvier 2017 Sainte Marie, Mère de Dieu N° 329


« 1er janvier, Journée mondiale de prière pour la paix »


                                    Inaugurée en 1967, cette journée de prière a lieu chaque année au premier jour de l’an, comme un souhait des plus universels qui soit. Dans le contexte de sa création, la Guerre Froide, et certains conflits armés, avec en arrière fond la menace nucléaire, il y avait urgence à ce que les hommes s’unissent pour la paix. Malheureusement, cinquante ans plus tard, la même urgence demeure ; seules les menaces ont changé : terrorisme, radicalismes en tous genres (religieux ou politiques), conflits armés dont les médias parlent peu (Yemen par exemple), tensions en Mer de Chine…


                        La paix ne sera jamais présente de manière durable dans le monde tant que les hommes n’apprendront pas à se respecter, à reconnaître que la vie d’un homme est plus importante que ses idées, dans le souci du respect de la sécurité de tous, et que ce n’est qu’en avançant ensemble que les hommes pourront ouvrir des chemins de fraternité, tisser des liens, tendre des ponts…


Par un Motu prorpio du 17 août dernier, le Pape François crée ce 1er janvier un nouveau ‘dicastère’, équivalent à un ‘ministère’, pour le Service du développement humain intégral, dans la lignée de la Lettre encyclique Laudato Si’ de 2015.


            Il aura en charge « le soin que l’on porte aux biens incommensurables de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création », particulièrement dans « les domaines qui touchent la santé et les œuvres de charité » « Ce dicastère sera particulièrement compétent pour les questions qui concernent les migrations, les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les personnes marginalisées et les victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture. »  « Il remplacera à la fois le Conseil pontifical Justice et Paix, le Conseil pontifical Cor Unum, le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, et le Conseil pontifical pour la pastorale des services de santé. À la date sus-indiquée, ces quatre dicastères cesseront leurs fonctions et seront supprimés.


            Mais la fête célébrée le 1er janvier, « Marie, Mère de Dieu » nous rappelle le fondement de notre foi et de notre engagement dans toutes ces questions : grâce à Marie, le Fils de Dieu s’est fait homme, s’identifiant ainsi à tout être humain. Nous ne pouvons l’aimer qu’en aimant notre prochain, chacun de nos prochains. Que Dieu lui-même nous guide et nous soutienne tout au long de cette nouvelle année


Bonne et sainte année 2017 à tous et à vos familles.        


Père Yves Morel, Curé


Edito du 11 décembre 2016 du 3e dimanche de l’Avent N° 328


Soyez dans la joie !


« Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche. » Cette antienne d’ouverture de la messe du troisième dimanche du temps de l’Avent, tirée de la lettre de l’apôtre saint Paul aux Philippiens (4,4.5), nous invite à entrer dans la joie.


Joie de la naissance qui approche, attendue et qui ‘se fait attendre’… Joie de la proximité d’un terme, de la réalisation d’une attente ou d’une promesse ; joie communicative qui frôle l’excitation des enfants avant que le moment d’ouvrir les cadeaux soit enfin arrivé… Il est là, tout près, tout prêt, le don que Dieu nous fait de son Fils !


Si notre joie humaine est belle et légitime, Paul nous invite à accueillir une autre forme de joie : « Soyez dans la joie du Seigneur. » Celle qui jaillit du cœur du Père qui réalise son projet, son dessein pour toute la création ! Le temps est venu d’accomplir toute chose, de réaliser les promesses faites au peuple par l’intermédiaire des prophètes. Ils ont préparé le peuple, ils ont invité à la conversion. C’est la joie de l’accomplissement que Dieu nous propose : la joie profonde, le raz-de marée qui inonde le silence de notre cœur quand nous répondons à cet Amour infini de Dieu qui donne sa vie pour nous, pour moi, pour chacun de nous.


« Soyez toujours dans la joie. » non pas quelques instants superficiels, fanés avec les papiers déchirés et froissés des cadeaux, témoins d’une joie sincère mais éphémère. La joie de Dieu nous habite, elle demeure comme une source jaillissante en vie éternelle, une source sûre même si elle est petite, que rien ne pourra arrêter. Pas même les moments de doute qui, parfois, semblent obstruer son écoulement.


« Le Seigneur est proche », voilà la source de notre joie ! Il vient sauver le monde en partageant notre vie, de notre naissance à notre mort, pour nous faire entrer dans sa vie, dans LA vie en Lui. Préparons encore nos cœurs en ces derniers jours avant la fête.                                            


Père Yves MOREL, Curé


Edito du 27 novembre 2016 1er dimanche de l’Avent N° 327


Les Chantiers du Cardinal gardent le cap …


 ... et la confiance de leurs soutiens


Le 15 octobre 2016 à Notre-Dame du Montparnasse, les délégués de 200 paroisses des 8 diocèses d’Ile-de-France étaient réunis autour de notre évêque, Mgr Aupetit, pour tirer les conclusions de l’année 2016 et parler de la campagne 2017 qui débute ce dimanche 27 novembre. La messe réunissait pour concélébrer avec l’évêque, les 8 curés des paroisses dont l’église est actuellement en travaux.


La recette moyenne annuelle des 4 derniers exercices approche les 4 millions d’€ et le montant des investissements depuis 2012 s’élève à 16 millions d’€. La recette d’un exercice est faite de dons étalés sur toute l’année concernée et représente 20 fois le produit de la quête du Dimanche des Chantiers. Celle-ci est cependant maintenue, surtout pour son intérêt pédagogique auprès des fidèles, au fil des générations.


Le principal moyen de communication des Chantiers est le site www.chantiersducardinal;fr, visité par 50 000 personnes dans l’année. Une présence est aussi réalisée dans les expositions sur les réalisations architecturales récentes. Ce fut le cas au récent salon du patrimoine culturel du 3 au 6 novembre dernier.


La collecte des Chantiers, dont l’origine remonte à 1931, a connu des hauts et des bas mais la période récente a vu le nombre de donateurs remonter de 21000 à 25000 en 6 ans.


L’exercice 2016 n’est pas encore clos. Celui de 2015 fait état d’une recette totale de 4 527 140 € et une dépense pour travaux de 3 313 636€.


Le directeur général des Chantiers depuis 6ans, Bruno Keller, aura dès le début du prochain exercice un successeur.


Il faut encore remarquer que le Conseil d’administration des chantiers autour de l’évêque s’est réuni 18 fois depuis 2012, ce qui indique un indiscutable sérieux dans le choix des actions prioritaires dans l’ensemble des besoins reconnus.


Sur notre ensemble pastoral, 2015 avait montré un bel effort de générosité : 5999€ au lieu de 5168€ en 2014 (ratio 2015/2014 : La Pentecôte 1855/1615 ; St-Hermeland 1360/1795 ; Ste-Monique 2784/1758). La quête représentait 1825€, soit 31% de la collecte annuelle.


Merci encore pour votre générosité cette année, malgré les nombreuses sollicitations !


André SCHMIDER, Michel LAGREVE, ‘délégués’, et Père Yves Morel, curé


 Edito du 20 novembre 2016 Solennité du Christ Roi de l’univers N° 326


Accueillir… la miséricorde et Sainte Geneviève


Nous voici déjà à la fin ! La fin de l’année ‘liturgique’ : un cycle s’achève, qui nous a fait revivre l’attente de la venue du Sauveur, sa naissance, son ministère d’Annonce de l’Evangile, jusqu’à donner sa vie et ressusciter. Mais la résurrection n’était pas encore la fin : Jésus, dans la fête de l’Ascension, remonte ‘au ciel’, auprès de son Père et notre Père…


Ce retour dans la Gloire de Dieu donne son sens à la fête qui termine notre année et qui, à ‘la fin des temps’, terminera aussi la dynamique de la création voulue par Dieu : Il nous a créés pour que nous vivions avec Lui dans l’éternité… Que nous soyons dans la Communion avec Lui, que nous ne fassions qu’Un en Lui… Cela sera lorsque le Christ, ayant tout soumis à sa puissance de vie, y compris la mort elle-même vaincue, remettra tout ‘entre les mains de son Père’ pour que tous nous régnions avec Lui.


Cette année, nous sommes aussi, en cette fête, à la fin du ‘Jubilé de la Miséricorde’ : depuis décembre dernier, nous avons pu (re)découvrir les aspects de cet Amour profond de Dieu qui nous saisit, par-delà nos faiblesses, au-delà de nos péchés, pour nous pardonner, nous réconcilier avec Lui, et nous ‘recréer’ en Lui… Dans l’évangile de ce dimanche, le ‘bon larron’ crucifié avec Jésus, avec une Foi admirable reconnaît en Jésus le Sauveur et, tout en reconnaissant que, lui, le brigand, il a mérité sa condamnation, il demande « souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne » … « Ce soir, avec moi, tu seras au paradis » … Le plus bel exemple nous est ainsi donné que la Miséricorde ne se ‘mérite’ pas ; elle s’accueille.


Mais nous voici aussi à des commencements : le cycle de l’année liturgique reprend dimanche prochain avec à nouveau le temps de l’Avent, de l’attente de l’avènement’, de la venue du Sauveur. ; le début aussi de la ‘Visitation de Sainte Geneviève ‘, dans le cadre des 50 ans de notre diocèse : « Il était une Foi…demain ! » Quinze jours de joie, de prière, de rencontre, et de découverte de cette figure du passé qui a tant de choses à nous dire pour aujourd’hui ! La Lettre de notre évêque nous en présente la signification. Un document spécial vous présente ce que nous pourrons vivre dans nos paroisses.


Puisse cette ‘visitation’ nous aider toujours plus à nous rapprocher les uns des autres et à nous approcher ensemble de Dieu !


Père Yves Morel, Curé


Edito du 13 novembre 2016- 33e dimanche du temps ordinaire - N° 325


Soutenir Le Secours Catholique ?


C'est bientôt la collecte nationale du Secours Catholique. L'argent est le nerf de la guerre dit-on... Faire vivre un projet est encore plus essentiel. A quoi seraient utiles des dons qui ne serviraient pas les objectifs d'un organisme de solidarité simplement parce qu'il manquerait des bonnes volontés pour agir sur le terrain ?


Le Secours Catholique a besoin d'argent pour réaliser sa mission à Bagneux mais il a encore plus besoin de bras, de vous, de moi. En tant que nouveau coresponsable de l'équipe locale, je cherche, avec d'autres, à constituer une équipe de bénévoles pour poursuivre et développer la solidarité vécue localement auprès des habitants depuis des années.


"Donner des bras, des cœurs, des mains, des jambes à un projet dans lequel des hommes et des femmes, volontaires en seront les premiers acteurs ...


Rassembler des personnes intéressées par l'aide, la solidarité, l'attention aux autres, aux plus petits, aux plus faibles, aux plus fragiles, aux personnes blessées, éprouvées par la vie.


Trouver des personnes qui ne sont pas dans le jugement mais qui voudraient donner un peu de leur temps, de leur présence, de leurs connaissances, de leur savoir-faire pour essayer de vivre la compassion et la fraternité dans leur désir d'accompagnement des plus faibles...


Réunir des personnes qui accepteraient de se former pour comprendre les mécanismes qui isolent, précarisent, marginalisent, excluent et apprendre à mieux faire, à mieux être, à mieux agir avec d'autres.


Tel est dans ses grandes lignes le projet du Secours Catholique que nous voudrions porter avec vous.


Si vous voulez en savoir un peu plus pour faire partie de cette aventure qui se vivra au fil du temps sur Bagneux contactez moi au 06 63 83 38 40 ou par email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Je me ferai un plaisir de parler avec vous ou de vous rencontrer.


Patrick Baltimor


Édito du 23 et 30 octobre 2016 30e et 31e dimanches du temps ordinaire N° 324


Pèlerins d’un toujours


Samedi 22 octobre : pèlerinage paroissial de l’église Sainte-Monique jusqu’à Saint-Gilles de Bourg-la-Reine. Du Lundi 24 au jeudi 27, un groupe de paroissiens, portant ceux qui restent dans leur prière, s’envole pour Rome, arpenter les rues de la ‘ville éternelle’ en pèlerinage auprès des apôtres Pierre et Paul. Deux démarches complémentaires en cette fin d’année du Jubilé de la Miséricorde.


Toutes deux ont pour but d’ouvrir nos cœurs à cette profondeur de l’Amour que Dieu est en lui-même, pour nous laisser saisir par Celui qui « est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour » (psaume 102), qui « n’agit pas envers nous selon nos fautes et ne nous rend pas selon nos offenses » (id). Oui, Dieu, « Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d’amour pour ceux qui t’appellent » (psaume 85), ouvre nos cœurs au long de nos marches sur la terre pour que nous puissions Te louer demain dans la Vie éternelle !


 


Au retour de nos pèlerinages, c’est la fête de la Toussaint qui viendra élever nos regards vers la Joie du Ciel, en communion avec tous ceux qui se sont laissés aimer et transformer par le souffle puissant de l’Esprit Saint.


Vie éternelle et ville éternelle se rejoignent dans la Jérusalem céleste qui descend des cieux dans l’Apocalypse, ‘révélation’ de cette plénitude à laquelle Dieu nous convie. Plus de Temple, plus de lampe dans cette Sainte Cité de Dieu ! Plus de signe de Sa présence parmi nous puisque nous serons en Lui ; plus de source de lumière autre que l’Agneau immolé, le Fils bien-aimé (cf. Apocalypse 22).


Célébrer la sainteté de Dieu qui se déploie dans la faiblesse de ses serviteurs (cf. préface des saints martyrs) nous conduit à commémorer, le 2 novembre, les fidèles du Christ défunts, en train d’accomplir leur dernier pèlerinage de cette terre à la rencontre du Père créateur.


Avec eux nous sommes et restons en chemin, en route, cherchant dans les obscurités de ce monde à suivre la lumière qui nous guide vers Toi, Seigneur Jésus ; Toi qui es « la lumière du monde » (Jean 8,12), que nous te prenions vraiment comme Chemin, Vérité et Vie (cf Jean 14, 6).


Père Yves MOREL, Curé


Edito du 16 octobre 2016 29e dimanche du temps ordinaire N° 323


‘’Annoncer la Miséricorde’’


Dans la célébration du 90ème anniversaire de la Journée Mondiale Missionnaire, et dans le cadre encore du Jubilé de la Miséricorde, le Pape François nous invite à « …considérer la mission ‘ad gentes’ [vers les ‘nations’] comme une grande, immense œuvre de miséricorde tant spirituelle que matérielle ».


Depuis toujours, l’Eglise dans son œuvre d’évangélisation, a fait marcher celle-ci sur le binôme « spirituelle-matérielle » car l’annonce du salut s’adresse à la personne toute entière.


L’évangile de Jésus nous invite à sortir en tant que disciples missionnaires, pour annoncer la Bonne Nouvelle à tous les peuples. Nous ne sommes pas envoyés à annoncer un évangile théorique ou abstrait, mais plutôt enraciné dans la réalité. Nous sommes invités à regarder la situation concrète où la personne est submergée. Ceci dit, nous ne pouvons pas envisager une évangélisation unilatérale, en fait le disciple missionnaire est invité à regarder la réalité de la famille humaine de notre temps, à se laisser interroger pour elle et à s’impliquer dans les réponses à donner. Nous sommes tous concernés.


Je crois que tout au long de l’histoire de l’évangélisation l’Eglise a cherché et cherche encore dans l’actualité, à réaliser ce binôme « spirituelle-matérielle ».


Un simple coup d’œil donné aux activités portées de l’avant pour les missionnaires dans le monde suffît pour découvrir clairement « …la mission ‘ad gentes’ comme une grande, immense œuvre de miséricorde tant spirituelle que matérielle ».


 


Ø Combien de structures de formation sont nées en vue de former des catéchistes, des prêtres, des religieux et religieuses qui dédient leur vie à l’annonce de l’évangile ?


Ø Combien de milliers de catéchistes ont dépensé et dépensent encore aujourd’hui plusieurs heures par semaine, après une lourde journée de travail (parfois sous un soleil accablant), pour annoncer gratuitement l’évangile à des milliers et milliers de catéchumènes ?


Ø Combien de centres éducatifs (de la crèche à l’université), de centres de santé de tous types (en passant des soins à la formation du personnel) ?


Ø Combien d’initiatives de développement dans tous les domaines (agriculture, élevage, nutrition, ménages, hygiène, etc.) pour proportionner une vie plus digne à nos sœurs et nos frères en situations de précarité ?


Sœur Pilar


Edito du 9 octobre 2016 28e dimanche du temps ordinaire N° 322


Message de Monseigneur Michel Aupetit pour l’ouverture de l’année jubilaire des 50 ans du diocèse


Chers amis,


Avant même de terminer l’année de la Miséricorde qui continue à irriguer la vie de nos paroisses, nous voilà au seuil d’une étape importante : fêter les 50 ans du diocèse !


Le 9 octobre 1966 était érigé par le pape Paul VI, le diocèse de Nanterre, à partir de territoires qui dépendaient des diocèses de Paris et de Versailles.


Il y a aujourd’hui 50 ans !


A l’aune de l’histoire de l’Église, c’est le temps d’un battement d’aile, mais au regard d’une vie humaine, c’est un temps de passage vers la maturité, un temps d’action de grâce pour faire mémoire de l’action du Seigneur, un temps de conversion et de nouveau départ.


C’est pourquoi j’ai souhaité ouvrir aujourd’hui une année jubilaire pour célébrer ce qui a été vécu dans le diocèse de Nanterre au cours de ces 50 années et nous préparer aux défis de demain.


Mais qu’est-ce qu’un diocèse ?


Ce n’est pas une circonscription administrative de l’Église à l’instar du département dont il a repris les contours, c’est réellement, comme l’a rappelé le Concile Vatican II, une portion du peuple de Dieu : c’est le peuple des baptisés, le peuple des disciples de Jésus qui vit dans le département des Hauts-de-Seine, c’est une Église particulière, Sacrement du Salut pour tous les habitants de ce département.


Le dimanche 11 juin 2017, je vous invite à vivre un grand rassemblement diocésain à Colombes pour rendre grâce pour ce jubilé et nous laisser envoyer par l’Esprit Saint.


Aussi, en vertu des pouvoirs de ma charge épiscopale qui m’a été confiée par le Siège apostolique en la personne du pape François et dans la docilité à l’Esprit, je déclare ouverte l’année jubilaire du diocèse de Nanterre pour un élan missionnaire renouvelé.


 Michel AUPETIT, Évêque de Nanterre


Edito du 2 octobre 2016 27e dimanche du temps ordinaire N° 321


9 octobre 1966 – 9 octobre 2016 : « Il était une Foi… demain ! »


« 50 ans de notre diocèse »


Dimanche prochain, nous fêterons les 50 ans de notre diocèse ! Né dans la suite de la création des départements d’Ile-de-France, il est encore à construire dans notre conscience ecclésiale que, chrétiens des Hauts-de-Seine, nous appartenons au même corps qu’est l’Eglise, d’Antony à Villeneuve-la-Garenne en passant par Sèvres, ou Neuilly !


Notre diocèse comporte ainsi une vraie richesse dans la variété sociale de sa population, ses talents et compétences, ses fragilités et ses faiblesses. Du 9 octobre 2016 au 11 juin 2017 :  neuf mois nous sont donnés pour apprendre à nous découvrir, nous apprécier, développer notre unité en Christ !


Les premiers évènements d’anniversaire sont déjà là :


         Samedi 8 octobre : Matinée de rencontre et de travail des curés et de membres des équipes d’Animation Pastorale sur l’avenir du Diocèse et du département.


Dimanche 9 octobre, Ouverture de l’année par un message de Monseigneur AUPETIT lors des messes ; remise à tous d’une ‘Lettre Pastorale’ dans laquelle il nous invite à réfléchir sur des thèmes importants pour la vie actuelle et future du Diocèse. Des apéritifs paroissiaux ouverts à tous, avec ce que chacun apportera se tiendront en fin des messes.


Dimanche 16 octobre, ‘Festival de la Fraternité’ : une journée pour mettre à l’honneur et prier à l’intention des personnes qui vivent des fragilités et pour ceux qui les accompagnent ; messe de 11 heures à Ste-Monique animée avec les personnes du Chêne de Mambré ; pique-nique sur place pour ceux qui le désirent ; puis ‘Festival’ à la salle Léo Ferré, mise à disposition par Madame le Maire, avec les chrétiens du Sud du 92, de Malakoff à Antony.


 Joyeux anniversaire à tous !                                   


Père Yves MOREL, curé


Edito du 25 septembre 2016 26e dimanche du temps ordinaire N° 320


 PRIER POUR NOS DEFUNTS


        Le moment de la Toussaint, et de la prière pour tous les fidèles défunts (le 2 novembre) n’est pas encore venu, alors pourquoi aborder ce sujet ?


        Parce que cette prière ne saurait se limiter à ce seul jour du calendrier ! Déjà, à chaque messe nous prions pour ‘tous nos frères qui se sont endormis dans l’Espérance de la Résurrection et pour tous les hommes qui ont quitté cette vie ». Le prêtre qui célèbre la messe peut également porter devant le Seigneur une intention plus particulière, souvent pour un défunt.


        Mais, sur nos paroisses, depuis plusieurs années, nous souhaitons aussi manifester notre attention envers les familles de ceux qui nous précèdent à la rencontre de Dieu, par une messe trimestrielle pour ceux qui viennent de nous quitter.


        C’est ainsi que ce vendredi 30 septembre vous êtes tous invités à venir participer à la messe de 18h30 à Saint-Hermeland.


Il existe aussi depuis le printemps dernier un groupe de prière mensuel pour les âmes du purgatoire, la Fraternité de ND de Montligeon. Le sanctuaire de Montligeon assure cette prière en particulier mais pas uniquement ! Car les morts sont d’abord des vivants : toutes les problématiques de notre vie sont au centre du projet pastoral du sanctuaire. Vous pouvez découvrir ce dimanche en sortie de messe ce qui y est proposé, ou vous pouvez rejoindre samedi 1er octobre le groupe de prière à l’oratoire de La Pentecôte.


Prions avec la Vierge Marie pour tous les vivants,« maintenant et à l’heure de notre mort ».                                                     


Père Yves MOREL, Curé


Edito du 18 septembre 2016 - 25e dimanche du temps ordinaire N° 319


 « Aimés de Dieu, capables de Dieu »


 Ce week-end ont repris les activités de Catéchèse du Primaire et d’Aumônerie des Collèges et Lycée. Des animateurs se mettent au service de la croissance spirituelle des enfants et des jeunes, en complémentarité du rôle propre des parents envers leurs enfants.


Les parents sont les premiers éducateurs de la foi, comme le rappelle le Pape François dans l’Exhortation apostolique ‘La joie de l’Amour’. Une responsabilité qui s’exerce par le témoignage de la foi mise en œuvre à la maison, par la vie de prière en famille, la qualité des relations entre époux, parents et enfants, comme dans le souci de participer à la vie de l’Eglise.


Les ‘animateurs’ du catéchisme ou de l’aumônerie viennent en complément de ce que peuvent donner les parents. Hors du cercle familial pour la plupart, et travaillant en équipe, ils apportent à la fois leur propre témoignage de vie chrétienne - par leur vie de prière et sacramentelle comme par leur mise au service des jeunes – et l’expérience que l’Eglise est plus large que le seul cercle familial, que la vie chrétienne se vit en lien intime avec la communauté locale, le diocèse et la communion de l’Eglise universelle.


Les enfants et les jeunes restent cependant le centre de toutes ces activités. Ils sont l’avenir de l’Eglise, et tous nous leur devons de leur donner le meilleur de notre attention et de notre témoignage ! Nous pouvons leur donner le goût de la vie chrétienne, ou les faire fuir… Ils nous sont confiés par Dieu à tous - que nous soyons parents, célibataires, jeunes adultes ou retraités – membres de la communauté paroissiale, pour que nous prenions soin de leur développement humain et social enraciné dans la foi. Comme le rappelle un document de notre ancien évêque pour les aumôneries, les jeunes sont « aimés de Dieu et capables de Dieu ».


Cela nous conduit à porter sur eux le regard bienveillant et aimant du Père lui-même ; à leur manifester la présence à leur côté de Jésus qui console, qui relève, qui encourage, qui pardonne, qui donne sa vie pour eux ; à leur montrer ce que l’Esprit Saint réalise en nous, son soutien, sa force d’amour et de conversion. Sachons les accueillir et leur donner leur place dans nos célébrations, dans nos activités. Quitte à les reprendre parfois ; mais toujours avec patience et douceur, à la manière de Dieu.


                   Père Yves MOREL, Curé


 Edito du 11 septembre 2016 N° 24e dimanche du temps ordinaire N° 318


Le Père de toute miséricorde


                  Nous entendons ce dimanche l’évangile du ‘Fils prodigue’, dans l’Évangile selon saint Luc au chapitre 15. Ce titre traditionnel, y compris pour nommer des tableaux, insiste sur le rôle de ce fils de la parabole (une histoire racontée pour faire passer un enseignement) qui demande à son père sa part d’héritage, la gaspille, et revient finalement à la maison parce que là au moins, il aura de quoi manger…


                                     Mais l’habitude se prend maintenant d’appeler cette histoire celle du ‘Père prodigue’, soulignant non plus la manière dont le fils dilapide tout, mais l’Amour du Père qui attendait son fils, court à sa rencontre, le couvre de baisers et lui redonne toute sa dignité de FILS !


                             En ce début d’année un peu compliqué pour moi je vous le propose comme un véritable appel à la CONFIANCE en celui qui, de là où il est, du seuil de sa maison qui est aussi la nôtre, attend que nous nous tournions vers lui pour tout recevoir de sa Miséricorde.


                             Début d’année difficile ? Oui. Et je vous le partage pour que chacun puisse simplement prendre conscience de la chance que nous avons d’avoir des prêtres… L’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne ; la célébration de la messe doit être le CŒUR de notre vie paroissiale ; et nous sommes heureux de l’arrivée des Père Justin (arrivé mercredi 7) et Justolat (arrivera mercredi 14) et de l’aide précieuse du Père Louis pour que chacun puisse y participer !


         Mais tant que tous les prêtres ne sont pas là pour répartir les tâches, le lancement de l’année est lourd, surtout avec mon absence de la semaine dernière (mission diocésaine). Au fil de l’année, les prêtres étudiants seront d’abord en mission pour leurs études ; et le Père Louis ne réside pas sur place. Autant de données qui rendront les prêtres moins disponibles au quotidien que ce que nous avons pu connaître ou souhaiterions.


                  Dans les années qui viennent, à dix ans, le nombre de prêtres en activité (moins de 75 ans) aura encore diminué, comme celui des prêtres en retraite (plus de 75 ans) encore en mesure de rendre des services en paroisse…


                  Entendons dès AUJOURD’HUI l’appel fait à CHAQUE BAPTISE de répondre à sa vocation de chrétien dans le monde, dans la famille, mais aussi dans la vie paroissiale… Les petits services rendus participent à la grande Annonce ! Que le Père nous couvre de baisers et de ses grâces.                      


Père Yves MOREL, Curé


Edito du 4 septembre 2016 N° 23e dimanche du temps ordinaire N° 317


Transmettre la foi


En cette semaine d’inscription au catéchisme et à l’Aumônerie, voici quelques mots d’encouragement du Pape François aux familles et à nos communautés, dans l’exhortation apostolique ‘La joie de l’Amour’, de mars 2016 :


287. L’éducation des enfants doit être caractérisée par un cheminement de transmission de la foi, rendu difficile par le style de vie actuel, les horaires de travail, la complexité du monde contemporain où beaucoup vont à un rythme frénétique pour pouvoir survivre. Toutefois, la famille doit continuer d’être le lieu où l’on enseigne à percevoir les raisons et la beauté de la foi, à prier et à servir le prochain.


Cela demande que nous implorions l’action de Dieu dans les cœurs, là où nous ne pouvons parvenir. Le grain de moutarde, semence si petite, devient un grand arbre (cf. Mt 13, 31-32), et ainsi nous reconnaissons la disproportion entre l’action et son effet. Donc, nous savons que nous ne sommes pas les propriétaires du don mais ses administrateurs vigilants. Cependant notre engagement créatif est un don qui nous permet de collaborer à l’initiative de Dieu. Par conséquent, « il faut veiller à valoriser les couples, les mères et les pères, comme sujets actifs de la catéchèse […]. (…)


288. (…) Les parents qui veulent accompagner la foi de leurs enfants sont attentifs à leurs changements, car ils savent que l’expérience spirituelle ne s’impose pas mais qu’elle se propose à leur liberté. Il est fondamental que les enfants voient d’une manière concrète que pour leurs parents la prière est réellement importante. Par conséquent, les moments de prière en famille et les expressions de la piété populaire peuvent avoir plus de force évangélisatrice que toutes les catéchèses et tous les discours. Je voudrais exprimer, de façon spéciale, ma gratitude à toutes les mères qui prient constamment, comme le faisait sainte Monique, pour leurs enfants qui se sont éloignés du Christ.


289. L’effort de transmettre la foi aux enfants, dans le sens de faciliter son expression et sa croissance, aide à ce que la famille devienne évangélisatrice, et commence spontanément à la transmettre à tous ceux qui s’approchent d’elle et même en dehors du cercle familial. Les enfants qui grandissent dans des familles missionnaires deviennent souvent missionnaires, si les parents vivent cette mission de telle manière que les autres les sentent proches et affables, et que les enfants grandissent dans cette façon d’entrer en relation avec le monde, sans renoncer à leur foi et à leurs convictions. (…)


Lien du 28 août 2016 N° 22e dimanche du temps ordinaire N° 316


Bienvenue à tous !


        Comme chaque année en cette période de retour de vacances scolaires, il y a des changements : ceux très matériels des enfants qui ne rentrent plus dans les vêtements du mois de juin… ; ceux plus amicaux des voisins qui ont déménagé et ont été remplacés par ‘de nouvelles têtes’ ; ceux plus spirituels à l’approche d’une nouvelle année de travail.


        Côté matériel pour les paroisses, les travaux de rénovation et de mise aux normes de La Pentecôte continuent, avec le hall, les sanitaires handicapés, le bureau d’accueil dans l’église… tout devrait être achevé fin octobre.


        Côté nouveaux visages, il s’agit d’aller à la rencontre des ‘nouvelles têtes’ pour faire connaissance et entrer ainsi dans une relation aussi fraternelle que possible. De nouveaux voisins vont arriver ces prochains mois, au fur et à mesure de la livraison des nouveaux immeubles en construction : sachons les accueillir dans notre ville et nos communautés chrétiennes.


        De ce point de vue, nous allons accueillir avec joie trois nouveaux prêtres :


-le Père Justolat RAFARALAHIMBOA, d’Antananarivo à Madagascar, qui sera en Master de Théologie à l’Institut Catholique de Paris


-le Père Justin OJUMOBI, d’Owerri au Nigéria, qui sera lui aussi à l’ICP en Licence de Philosophie


-le Père Louis RUBIN, du diocèse de Nanterre, en situation de retraite à Paris, viendra nous aider également.


        Côté spirituel, celui qui est comme le fondement des deux précédents et leur donne leur importance, l’approche de la nouvelle année est l’occasion de se tourner vers le Seigneur : rendre grâce de l’été, de ce qui a été semé l’an dernier, et demander la grâce de Dieu pour garder le cœur ouvert au long des mois à venir pour découvrir, développer, entretenir de nouveaux charismes et/ou de nouvelles relations.


        Confions ensemble notre année paroissiale au Dieu de communion pour que cette dernière soit au cœur de toutes nos activités et nous ouvre à tous nos frères, avec sincérité et générosité. Les évènements de l’été nous ont marqués ; qu’ils ne soient pas des pierres d’achoppement, mais transformons-les en pierres d’appui pour avancer toujours avec le Seigneur, le bon pasteur qui nous donne sa Joie !


 


        Père Yves MOREL, Curé


Message du Père Yves MOREL suite aux attentats de juillet 2016


De l’émotion à l’Espérance.


Chers paroissiens, chers amis,


          Après le lâche assassinat d’un prêtre octogénaire cette semaine, je remercie tout d’abord les autorités politiques, notamment Madame le Maire et Madame la Députée, ainsi que les membres des autres religions de notre ville, qui, en m’adressant leurs condoléances, les ont adressées à toute la communauté chrétienne.


          Ces signes d’amitié et les appels à la paix et à la fraternité qu’ils portent en eux-mêmes sont importants et témoignent de la force de ce que nous vivons déjà localement.


          Je présente ici à mon tour mes sincères condoléances aux familles et relations de toutes les victimes de ce mois de juillet : c’est toujours l’innocence qui a été frappée de manière abjecte, dans le désir de massacrer des familles réunies pour la fête, ou dans la mort donnée à un prêtre à cause de son état clérical.


          Avec quelques jours de recul, je voudrais également partager quelques réflexions pour nous aider, moi le premier, à dépasser l’émotion et l’indignation.


Poursuivre la reconnaissance mutuelle


          La violence actuelle est commise par ses auteurs au nom d’une religion et d’un dieu auxquels la majorité des musulmans de France ne se reconnaissent pas. Des voix s’élèvent régulièrement pour dire que l’Islam n’est pas cela. Entendons et encourageons ceux qui portent ce message avec la volonté de construire un monde de paix et de relations fraternelles entre les peuples, entre les religions, entre tous les hommes citoyens d’une même terre, créatures d’un même dieu, appelés à la vie au-delà de la mort.


          Religions monothéistes, nous avons à porter ensemble le message de cette unité du genre humain. Avec ceux et celles qui confessent d’autres croyances, je pense notamment à nos amis Bouddhistes de Bagneux, ou ceux qui n’en professent pas.


          Seules la connaissance et l’estime mutuelles de l’autre en toutes les dimensions de sa vie, y compris religieuses, permettent d’avancer en vérité, c’est-à-dire en posant des actes concrets qui manifestent les idées et les grandes aspirations.


          Nous avons besoin que, au-delà des bonnes relations actuelles entre responsables, les membres des communautés religieuses de Bagneux se connaissent dans ce qu’ils vivent dans et au nom de leur foi respective. Apprenons à nous (re)connaitre comme voisins, mais aussi comme croyants.


Elargir notre regard et notre cœur


          Les témoignages de condoléances qui m’ont été adressés cette semaine rendent manifeste quelque chose de plus grand que la simple amitié envers le prêtre que je suis. C’est un prêtre du diocèse de Rouen qui a été touché, mais c’est au curé de Bagneux que l’on adresse son attachement : c’est une belle compréhension du mystère de l’Eglise ainsi rendu visible ! En touchant un membre du clergé, c’est tout le clergé que l’on blesse ; en touchant un prêtre dans son état sacerdotal, c’est toute l’Eglise que l’on attaque ; en touchant l’Eglise dans sa fonction symbolique, c’est tous et chaque chrétien que l’on atteint.


          Ce n’est pourtant ni la première fois ni la dernière que des chrétiens sont assassinés au nom de leur foi… Comme je voudrais que le retentissement que l’évènement a pu avoir parce qu’il a été commis en notre pays puisse nous aider à ne pas oublier que, de la même manière, ce qui touche un chrétien inconnu du bout du monde concerne chacun d’entre nous !


          A deux reprises l’apôtre saint Paul exprime le mystère de l’Eglise par la comparaison avec le corps, dont l’unité est formée de plusieurs membres : voir la 1ère lettre aux Corinthiens (chapitre 12, versets 12 et suivants) et la lettre aux Romains chapitre 12, versets 3 et suivants). Dans ce dernier texte, il va jusqu’à écrire : « nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part. » (12, 5).


          Et, en élargissant encore, du cœur de notre foi où Christ est mort pour tous les hommes, que nous puissions nous sentir touchés par ce qui arrive à tout homme… A toutes les victimes d’attentats ici ou ailleurs.


Vivre dans l’Espérance


          Pour nous chrétiens, il n’y a pas d’autre choix que de revenir à l’évènement fondateur de notre Foi : Christ a donné sa vie, a été enseveli au tombeau, est ressuscité le troisième jour conformément aux Ecritures, est apparu aux Apôtres et à des centaines de disciples, pour le pardon des péchés (cf 1ère lettre aux Corinthiens, chapitre 15).


          Les développements de cet évènement nous conduisent à ‘espérer pour tous’, titre d’un livre de Hans Urs von Balthasar, c’est-à-dire à espérer que tous les hommes, même les pires criminels, acceptent d’entrer dans le Salut offert par Dieu dans la mort et la résurrection de son Fils, dans le respect de la liberté de chacun. (La réflexion de l’auteur partant de l’idée que Dieu pourrait-il accepter qu’un seul de ses enfants se perde, mais sans que pour autant l’obliger à croire en Lui.)


           L’expression précédente s’appuyait sur la citation de saint Paul méditant sur Abraham : « espérant contre toute espérance » (lettre aux Romains, chapitre 4, verset 18). L’exemple du ‘père des croyants’, que les trois monothéismes reconnaissent, est une invitation à la totale confiance malgré les signes immédiats contraires (la stérilité et le vieil âge dans le cas d’Abraham). Aujourd’hui encore, dans la violence qui déferle, entendons cet appel et renouvelons notre confiance en Dieu, en revenant de tout notre être au Mystère de Pâques.


          C’est là que naissent la FOI, l’ESPERANCE et la CHARITE. La foi : croire que Jésus est bien mort et ressuscité ; et que, parce qu’il l’est, nous ressusciterons nous aussi. L’Espérance : la certitude, la conviction sans aucun doute, que là où est le Christ, auprès du Père dans la vie éternelle, nous y serons aussi. La Charité : l’Amour de Dieu dans lequel Il nous a créés, dans lequel nous vivrons la béatitude éternelle, Amour qui nous a été donné gratuitement par l’Esprit Saint qui habite en nous.


Vivre en disciples du Christ offert


          La mort du Père Hamel provoque une vive émotion parce qu’il était prêtre (et âgé). Comment peut-on s’en prendre à un ‘homme de Dieu’, à un homme qui s’est donné à Dieu, et, sûrement, à ses frères humains ? De légitimes interrogations.


          Mais elles nous invitent à revenir, là encore, au fondement de la vie de tout chrétien, et à plus forte raison encore de celle du prêtre ou de tout ‘consacré’ : la suite du Christ ! C’est-à-dire l’Amour de Dieu et du prochain, qui va jusqu’à offrir sa vie.


          Nous en faisons mémoire à chaque messe, nous actualisons ce don du Christ que nous recevons en communion pour apprendre à nous donner nous aussi totalement à Dieu et aux autres, à tous les autres… Etre chrétien n’est pas une assurance de sérénité sur la terre, mais l’invitation à se donner, dans le mariage, dans la famille, dans le travail, dans la vie religieuse et amicale. Tant de martyrs et de saints nous montrent l’exemple.


          Que le Père Hamel et toutes les victimes de la violence soient accueillies auprès de Dieu est pour moi une certitude. Que leur mort puisse nous aider à retrouver le sens de l’existence et le prix de tout être humain. Puisse leur prière de vivants pour l’éternité nous soutenir dans notre conversion aussi permanente que nécessaire à la Foi, l’Espérance et la Charité.


Père Yves Morel, Curé de Bagneux -28 juillet 2016    


Edito du 3 juillet 2016 - JUILLET-AOÛT - N° 315


Des changements durant l’été…


         Nous avons appris cette semaine que les Pères Philippe et Georges-Marie vont quitter les paroisses durant l’été. C’est pourquoi nous vous en informons au plus vite, afin que vous puissiez saluer l’un ou l’autre.


         Le Père Philippe a été appelé par Monseigneur Aupetit à rejoindre la paroisse ‘Immaculée Conception’ de Boulogne à partir du 1er septembre. Quant au Père Georges-Marie, il retourne au Togo dès cette année.


Je les remercie tous deux de tout ce qu’ils ont apporté à nos paroisses durant cette année pastorale. Ce qu’ils ont semé germera et portera du fruit.


Pour leur exprimer notre gratitude, nous transformerons l’apéritif prévu le 10 juillet pour fêter les 10 ans d’ordination du Père Georges-Marie en apéritif d’Au-revoir… Et nous chercherons une occasion pour un au-revoir au Père Philippe en septembre.


 


A la rentrée de septembre, nous accueillerons deux nouveaux prêtres étudiants, dont j’ignore l’identité pour le moment. Et le Père Louis Rubin, qui quitte St-Gilles de Bourg-la-Reine, viendra nous aider ponctuellement. Il résidera dans une partie de la Maison Marie-Thérèse, Boulevard Raspail.


Dieu veille sur chacun de nous et sur nos paroisses. Soyons dans la confiance et la sérénité.


         Père Yves MOREL, Curé


 Edito du 26-juin 14ème dimanche du temps ordinaire + JUILLET-AOÛT N° 314


 AMOUR d’été


         Cette année nous avons particulièrement attendu l’été, entre nuages, gouttes, grèves, menaces et difficultés diverses… Il est peut-être d’autant plus important alors de ne pas le laisser ‘filer’ entre nos doigts sans en profiter. Quelques mots, parmi bien d’autres, peuvent nous y aider.


         Action de grâce : le temps des congés est un temps différent, un moment de pause qui permet de prendre du recul par rapport au rythme du quotidien. Même pour les retraités et ceux qui ne partent pas l’été est différent, parfois plus dur à supporter dans la solitude… Mais pour tous ce temps différent est occasion de rendre grâce pour ce que nous avons, ce que nous vivons au long de l’année ou en ces jours-ci !


         Mobilité : le premier challenge des vacances pour beaucoup sera de rejoindre son lieu de vacances… Aéroports, gares, autoroutes… Formalités ou bouchons… Autant de choses qui sont parfois bien éprouvantes. Mais elles nous rappellent aussi que l’Homme est fait pour la rencontre, pour ‘aller vers’ : vers les autres, et ultimement vers Dieu lui-même. Nos déplacements de l’été nous conduisent vers un ‘paradis’ estival espéré, image bien imparfaite de la Béatitude à laquelle nous aspirons pour l’éternité.


         Oisiveté : ne rien faire durant ces quelques jours, pour retrouver que le tout de notre vie ne dépend pas de ce que nous faisons à l’extérieur, de l’énergie déployée pour agir, mais de ce que Dieu réalise dans nos cœurs, de ce qui germe lentement dans le silence grâce à nos travaux. Ne rien faire, pour redécouvrir la véritable fécondité de notre travail…


         Unité : les activités changent ; lecture, sports, visites, pèlerinages… A travers tout ce que nous ferons, essayons de retrouver l’unité de notre être. Nous sommes faits pour aimer avec tout ce que nous sommes : corps, intelligence, affectivité, âme...


         Ressourcement : prendre le temps de vivre l’instant présent des vacances. L’excitation des premiers jours laisse parfois la place à la tristesse de la fin qui approche… Vivre chaque jour intensément, pour y goûter aussi la présence de Dieu.


         Puissent ces vacances d’été être pour chacun de nous l’occasion de vivre l’AMOUR qui nous unit à Celui qui nous a créés à son image et à sa ressemblance.


 


Père Yves MOREL, Curé


 Edito di 19 juin 2016 - 12ème dimanche du temps ordinaire N° 313


 Bilan et relecture pour l’action de grâce


La fin de l'année approche et c'est l'occasion pour l'ensemble des groupes de la paroisse de faire le bilan de l'année écoulée. Voir ce qui a bien fonctionné, ce qui n'a pas été, ce qu'il faudrait améliorer…


C'est surtout le moment de relire l'année sous le regard de Dieu, rendre grâce pour sa présence à nos côtés, repérer les fois où nous avons oublié que c'était d'abord sa volonté qu'il fallait chercher à mettre en œuvre.


Mais cette démarche de bilan de fin d'année n'est pas seulement pour les groupes paroissiaux. Chacun d'entre nous peut relire l'année écoulée et se poser quelques questions :


- à quel moment me suis-je rendu compte de la présence de Dieu à mes côtés ?


- ai-je compté sur Dieu, ou seulement sur mes propres forces ?


- comment ai-je laissé une place à Dieu dans ma vie ?


- qu'est-ce que j'avais prévu de faire cette année pour vivre ma foi ?


- qu'est-ce que j'ai effectivement fait pour vivre ma foi ?


- qu'est-ce que je peux faire l'année prochaine pour vivre ma foi ?


La réponse à toutes ses questions peut parfois me montrer que j'ai vécu entrainé par le quotidien, en oubliant ce qui est essentiel : la Bonne Nouvelle de l'Amour de Dieu pour moi.


La relecture de l'année permet de rendre grâce pour tout ce qui a été bon, elle permet aussi de prendre des décisions pour que l'année prochaine soit vécue dans une plus grande proximité avec le Seigneur.


Bonne relecture et bon bilan à chacun.


Pèlerinage à Rome en octobre


PLUS QUE 3 PLACES ! N’hésitez pas à nous rejoindre encore ou à en parler autour de vous ! Dates : lundi 24 au jeudi 27 octobre ; prix 760€ calculé au plus juste.


Edito du 12 juin 2016 11ème dimanche du temps ordinaire N° 312


Prions pour nos futurs prêtres !


          Au long de cette semaine qui s’achèvera par l’ordination de trois prêtres pour le diocèse de Nanterre, je nous invite à prier plus particulièrement pour Damien, Ambroise et Cédric.


 


Voici ci-dessous la prière, méconnue car on l’entend trop rarement…, que l’évêque prononce après avoir fait le geste de l’imposition des mains, accompagné de tous les prêtres présents : la prier ces jours-ci sera une occasion d’accompagner plus fortement la prière de l’Eglise.


                  Père Yves MOREL, Curé


 Prière d’ordination d’un prêtre, prononcée par l’évêque :


 Sois avec nous, Seigneur, Père très saint, sois avec nous, Dieu éternel et tout-puissant, Toi qui confies à chacun sa part de service et de responsabilité ; Toi, la source de toute vie et de toute croissance, tu donnes à ton peuple de vivre et de grandir et tu suscites en lui les divers ministères dont il a besoin.


 Déjà, dans l'ancienne Alliance, et comme pour annoncer les sacrements à venir, tu avais mis à la tête du peuple des grands prêtres chargés de le conduire, mais tu as aussi choisi d'autres hommes que tu as associés à leur service et qui les ont secondés dans leur tâche. C'est ainsi que tu as communiqué à soixante-dix hommes, pleins de sagesse, l'Esprit que tu avais donné à Moïse, et tu as fait participer les fils d'Aaron à la consécration que leur père avait reçue. De même, lorsque ton Fils Jésus, le Grand Prêtre et l'Apôtre, que notre foi confesse, envoya en mission ses Apôtres, tu leur as donné des compagnons dans l'enseignement de la foi pour que l'Évangile soit annoncé dans le monde entier.


 Aujourd'hui encore, Seigneur, donne-nous les coopérateurs dont nous avons besoin pour exercer le sacerdoce apostolique. Nous t'en prions, Père tout-puissant, donne à ton serviteur que voici d'entrer dans l'ordre des prêtres ; Répands une nouvelle fois au plus profond de lui l'Esprit de sainteté ; Qu'il reçoive de toi, Seigneur, la charge de seconder l’ordre épiscopal ; Qu'il incite à la pureté des mœurs par l'exemple de sa conduite. Qu'il soit un fidèle collaborateur des évêques pour faire parvenir à toute l'humanité le message de l'Évangile et pour que toutes les nations rassemblées dans le Christ soient transformées en l'unique peuple de Dieu. 


 Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit maintenant et pour les siècles des siècles. AMEN.


 Edito du 05 juin 2016 10ème dimanche du temps ordinaire N° 311


 Quatre textes, quatre résurrections.


 Ce dimanche, un homme crie du fond d’un puits et personne ne semble l’entendre, sauf les ricaneurs. Mais Dieu l’a fait « remonter de la fosse, a changé son deuil en une danse, ses habits funèbres en parure de joie ».


 Ce dimanche, Dieu a regardé Paul qui le persécutait, qui s’acharnait rageusement contre son Eglise, allant « plus loin que ceux de son âge ». Dieu n’a pas rendu à Paul ses coups. Il n’a tenu compte que de l’amour conçu pour cet enfant « dès le sein de sa mère ».


 Ce dimanche, Elie ressuscite le fils d’une veuve. Il avait trouvé refuge chez cette femme étrangère et pauvre, et accompli pour elle un premier miracle : tout au long de la période de famine, les maigres réserves de farine et d'huile de la famille n'avaient pas baissé. Mais à quoi bon multiplier la nourriture si c'est pour mourir tout de même ? Pendant que le prophète habitait chez la veuve de Sarepta, voici que son fils tombe malade et meurt. Or, dans la mentalité de l'époque, une mort prématurée était forcément considérée comme un châtiment. Si la veuve avait perdu son mari, déjà, sans nul doute, cela signifiait qu’elle était coupable, même sans le savoir ; la mort de son fils venait confirmer le verdict. C’est donc tout naturellement qu’elle dit à Elie : « Tu es venu chez moi pour rappeler mes fautes et faire mourir mon fils ! ». Bien au contraire, l’œuvre de Dieu est une œuvre de vie et de guérison.


 Ce dimanche, Jésus ressuscite lui aussi le fils d’une veuve, également un fils unique, dernier bien de qui a tout perdu. Il offre de nouveau au monde le double témoignage de la puissance et de la tendresse de Dieu. « Les larmes de la veuve ne coulent-elles pas sur les joues de Dieu ? », comme le dit Ben Sirac.


 Quand nous crions parfois du fond de nos puits, quand nous sommes prisonniers de nos colères et de notre impuissance à l’image de Paul, quand s’enfuient nos raisons de vivre ou celles de nos proches, les larmes de Dieu coulent sur nos joues ; ce sont des larmes de vie. Laissons-nous susciter de nouveau par le Seigneur, ressusciter.


 Olivier BRAILLON, Diacre


 Edito du 29 mai 2016 Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur N° 310


 Chrétiens au cœur de notre société


 Comme chrétiens nous ne pouvons pas nous contenter de regarder en spectateurs l’actualité nationale. Nous sommes disciples de Celui qui nous invite à nous aimer les uns les autres comme Lui-même nous a aimés, qui a vu en chaque être humain un frère bien-aimé pour lequel Il donne sa vie.


 Des mouvements se cristallisent autour d’un projet de loi ; les uns y voient des opportunités pour s’adapter au monde actuel ; les autres des dangers pour les salariés. Du coup certains exercent un droit en créant une gêne aux autres, lesquels comprennent, soutiennent ou s’exaspèrent… Qui a raison ? Comment agir ?


 Je ne suis bien sûr pas compétent pour me prononcer sur le fond, trop technique et relevant de choix politiques. Mais rappelons que ‘politique’ vient de ‘polis’, la cité en grec : il s’agit du noble art de rechercher le bien commun de la Cité. Chercher et construire une société où chacun a sa place et où tout s’articule pour la paix. Je crains que cette perspective ne se soit peu à peu enlisée, bien avant l’actuel sujet de débat.


 Cet enlisement s’exprime en termes simplistes qui opposent les personnes, et non plus seulement leurs idées, en deux camps antagonistes et qui semblent irréconciliables sur des moyens termes.


 Alors, comme chrétien, me reviennent deux paroles de l’Ecriture, qui se font écho.


 


La première se trouve dans le livre de la Genèse (3,12-13), lorsqu’après le « péché originel » (qui n’a rien à voir avec la sexualité mais avec l’orgueil de l’homme qui prend la place de Dieu pour décider ce qui est bon et ce qui est mal), Dieu cherche paisiblement Adam et Eve dans le jardin. Lorsque Dieu demande à Adam s’il aurait mangé du fruit défendu, la réponse est en somme : « Ce n’est pas moi ! C’est elle ! ». De même qu’Eve dira : « Ce n’est pas moi ! C’est le Serpent ! »… Première conséquence de l’orgueil de l’homme : rejeter la faute sur l’autre…


 A l’inverse, quand les soldats viennent l’arrêter, Jésus dit simplement : « C’est moi ! » (Jean 18,5). Il assume ce qu’Il est, ses paroles et ses actes. Notamment ceux posés au cours du repas qui précédait : « Prenez et mangez ; ceci est mon corps livré pour vous », où Il se donne pour élever et grandir ceux qui le recevront.


 Comme chrétiens, voici peut-être où trouver des éléments de réponse pour agir : devant le Saint-Sacrement, que nous fêtons ce dimanche, signe d’amour de tous, de recherche de paix et de communion entre nous et avec Dieu.         


 Père Yves MOREL


 Edito du 22 mai 2016 Solennité de la ‘Sainte-Trinité’N° 309


 Renouveler l’Equipe d’Animation Pastorale : à vous la parole !


Les membres actuels de l’Équipe d’Animation Pastorale, nommée en septembre 2013, ont témoigné au cours des messes de ce dimanche de ce qu’a été leur mission et ce qu’elle leur a apporté depuis ces trois années. Arrivés au terme de leur mission, il nous faut à présent les renouveler.


Après cette prise de parole, nous souhaitons vous CONSULTER pour avoir des propositions de personnes qui pourraient assumer cette tâche importante pour la vie de nos paroisses. La désignation des futurs membres revient à la décision du curé qui APPELLE individuellement des laïcs à porter avec lui l’exercice de sa ‘charge’, de sa ‘mission’, au nom du Christ. Monseigneur Aupetit NOMME ensuite l’Equipe pour une durée de 3 ans.


Dès aujourd’hui, et avant le 30 mai, vous êtes invités à PROPOSER des paroissiens que vous pensez être aptes à cette fonction : des personnes de confiance, qui soient un peu connues de la communauté locale de votre église, disponibles un minimum pour participer aux réunions (1 soirée toutes les 2 semaines) et pour prendre des contacts avec les uns ou les autres ; des personnes auxquelles vous pourriez partager vos remarques sur la vie des paroisses, ou de la part desquelles, au titre de leur mission, vous accepteriez une certaine ‘autorité’ pour faire des annonces ou lancer des appels…


Vous pouvez donner plusieurs noms, sachant que l’appel des membres revient ensuite au Curé dans l’exercice de sa tâche. Le feuillet inséré dans le Lien vous rappelle les Statuts de l’EAP : leur lecture peut vous aider à discerner.


 Proposer ces personnes est un signe fort de votre appartenance à la communauté ecclésiale. Cela peut aussi être l’occasion de constater que vous connaissez peu de gens parmi ceux qui, comme vous, participent à la messe dominicale… C’est de toute façon une responsabilité que vous êtes invités à exercer en portant ce regard particulier autour de vous pour aider à faire émerger de nouveaux acteurs !


 


 J’adresse dès maintenant un très grand Merci à ceux qui terminent leur mandat, à ceux qui participeront à ce processus de consultation, et à mes futurs collaborateurs les plus proches !


 Edito du 15 mai 2016 Dimanche de Pentecôte N° 308


  « Au Souffle de Dieu »


 Cela pourrait être le nom d’une auberge, proche d’Emmaüs ou en tout lieu où se trouve l’Eglise à travers le monde. Ce fut sûrement le nom de notre belle tablée samedi soir dernier à La Pentecôte ! Encore merci à tous les organisateurs, cuisiniers, décorateurs, etc. qui nous ont régalés ! Nous étions rassemblés des trois paroisses, avec des amis, voisins, parfois venus de loin. Amitié et retrouvailles étaient au rendez-vous.


 C’est aussi l’invitation à vivre en chrétien que les jeunes de 6e-5e entendent ce dimanche, jour de leur ‘Profession de foi’. En fin de retraire de préparation, chacun a pu exprimer ce que représentait pour lui croire en Dieu le Père, en Jésus-Christ, en l’Esprit saint et à l’Eglise. Voici quelques phrases : qu’elles nous inspirent à notre tour.


 « Je crois en Dieu le Père car même si personne ne l’a vu, Jésus a dit qu’il existe alors c’est vrai »


 « Père Tout-puissant car à chaque jour de ma vie il me donne une nouvelle vie, il nous pardonne nos péchés même si on a fait du mal »


 « Jésus nous a sauvés et il nous a guéris des blessures et au cœur. Il a été crucifié, il est mort et il est descendu aux enfers, puis il est ressuscité donc pour moi Jésus-Christ est un vrai sauveur »


 « Je crois en Jésus-Christ car il a donné sa vie pour nous qui ne la méritons pas ; nous ne sommes que de pauvres pécheurs qui font des péchés et demandent à Jésus et Dieu le Père de nous pardonner. Jésus est venu sur la terre pour nous sauver, lui, un être parfait. Merci Jésus-Christ »


 « L’Esprit de Dieu nous guide chaque jour vers le bon chemin avec d’autres personnes de l’Eglise, puis il nous aide à faire le bien, à aider des personnes âgées, nos parents. L’Esprit saint est dans notre cœur »


 « Je crois au souffle de Dieu, celui qui a créé le monde, celui qui donne la foi et qui purifie les croyants. Je crois en l’Esprit Saint qui change les péchés en amour. »


 « Je crois en l’Eglise catholique qui croit, qui aime, mais qui est remplie de péchés. Je crois en l’Eglise vulnérable qui est protégée sous la bénédiction de Jésus. »


 « Croire en l’Eglise, c’est croire en la communauté chrétienne (prêtres, les diacres et tous ceux qui aiment l’Eglise) catholique qui nous accompagne dans notre vie chrétienne et nous aide. »


 « QUE DIEU EST PRESENT PARTOUT ! » [en majuscules dans le texte]


 Père Yves MOREL


  Edito du 8 mai 2016 7e dimanche de Pâques N° 307


  « Que tous soient un. »


 Entre l'Ascension et la Pentecôte, l'Église est en prière et la Liturgie nous prépare à la grande Solennité de la Pentecôte. Avant de monter au Ciel, Jésus, a promis à ses disciples qu’il ne les laisserait pas orphelins, mais qu’il enverrait l'Esprit Consolateur, le Défenseur, afin qu’en toutes choses nous glorifiions Dieu par lui, Jésus-Christ. C'est l'esprit de vérité, qui rappellera tout ce qu'il a dit et qui lui rendra témoignage contre le mensonge du monde. Mais recevoir l'Esprit Saint, qu'est-ce que cela change pour nous ? Que recevons-nous en recevant l'Esprit ?


 Dans sa grande prière dite « sacerdotale », Jésus dévoile, d'une certaine manière, le dessein de Dieu sur le monde : « Que tous soient un, comme toi Père tu es en moi et moi en toi. Que tous soient un en nous pour que le monde croie que tu m'as envoyé. » L'unité de ses disciples doit être la condition de la mission et la modalité d'accessibilité du message évangélique. Et cette unité se fonde sur l’amour : « Qu’ils soient un comme nous ; qu'ils aient en eux l'amour dont toi, Père, tu m'as aimé. » Il faut faire attention, l'unité n'est pas l'uniformité où tout le monde doit penser pareil, se vêtir pareil, ou faire comme tout le monde... ; unité ne veut pas dire marcher au pas, mais faire route ensemble, une communion des cœurs. Il s'agit d'être attentif à tous les signes de fraternité et de bonté pour se protéger contre les tentations de divisions. Dans un monde éclaté et si terriblement éprouvé par le poids des conflits et terreurs, la Parole de Dieu nous invite à faire sans cesse retour au Christ comme celui en dehors de qui nous ne pourrons pas connaître dans leur plénitude la vie et le bonheur auxquels nous aspirons.


 « L’unité, c'est la folie de l'Amour, l'audace de la vraie liberté et la certitude intérieure que la vie se déroule sur fond d'éternité. » Le secret de l'unité se trouve dans l'intérieur de la vie. C'est aux profondeurs de l'homme que Dieu vient nous révéler les secrets de l'unité faite de communion et de joie, de bonté et miséricorde, de vérité et de liberté. La lutte contre la solitude passe par la quête de l’unité ; c'est un don de l'Esprit Saint et c'est déjà une expérience de la Trinité. Comme les Apôtres autour de la Vierge Marie au Cénacle, préparons-nous avec ardeur, par la prière et la charité, au jour béni de la Pentecôte où Jésus, notre Avocat auprès du Père nous obtiendra de Lui l’Esprit-Saint. «Maranatha ! Viens Seigneur Jésus !»


 Père Georges-Marie KOSSI-KOMI


Edito du 1er mai 2016 - 6e dimanche de Pâques - N° 306


Les Pèlerins de l’Ascension


Le Pape François a rappelé dès le début de son pontificat que le chrétien est un « disciple-missionnaire » (La Joie de l’Evangile, §120)       : le trait d’union qui unit les deux mots est essentiel pour dire la nature dynamique et non statique qui est la nôtre.


 L’évangile nous provoque à avancer à la rencontre de Dieu et des autres, jusque dans la vie éternelle. Nos pèlerinages sur la terre, à commencer par celui qui nous conduit chaque dimanche de chez nous jusqu’à l’église, sont à la fois expression et source de ce dynamisme.


Ce jeudi 5 mai nous célébrons la fête de l’Ascension, du retour du Christ auprès de son Père, symboliquement ‘au ciel’ dans la représentation du monde usuelle à l’époque. De la terre où Jésus est venu ‘pèleriner’ au milieu de nous, il remonte désormais à la droite de Dieu où nous terminerons avec Lui notre propre marche humaine.


Ce jeudi de l’Ascension, les jeunes de nos paroisses seront eux aussi en pèlerinage ! Après les Lycéens du FRAT, revenus de Lourdes vendredi matin, avant les jeunes qui iront aux JMJ cet été en Pologne, ce sont les Catéchismes et les collégiens qui marcheront physiquement pour exprimer et renforcer leur démarche intérieure.


Les plus jeunes, CE2 à CM2, iront jusqu’à la Cathédrale de Nanterre, centre de notre diocèse, église Jubilaire, découvrir et se confier à sainte Geneviève.


Les 6e et 5e marcheront dans les rues de Paris à la découverte de saints, dont Geneviève, Vincent-de-Paul, Thérèse de Lisieux, avant de monter physiquement à la Basilique du Sacré-Cœur à Montmartre. Cette journée, suivie de la nuit sur place avec un temps d’adoration nocturne du Saint-Sacrement, sera pour eux la fin de leur préparation à faire ‘profession de foi’ le dimanche de Pentecôte.


Enfin, les 4e-3e traverseront à pieds la baie du Mont Saint-Michel, avant de monter, eux aussi, vers le haut lieu qu’est l’abbaye juchée au sommet, où l’archange Michel affronte sans cesse les éléments. Les vaincre avec lui est une école pour apprendre à résister nous aussi aux tentations qui nous séparent de Dieu.


Avec chacun de ces jeunes, nous pouvons entendre à nouveau l’invitation qui nous est faite à demeurer radicalement, de tout notre être, des « disciples-missionnaires », pèlerins sur la terre pour accueillir et annoncer Jésus-Christ. En cette fête de l’Ascension, levons les yeux vers le Ciel pour nous préparer à y entrer un jour avec le Christ Seigneur !


Père Yves MOREL, Curé


Edito du 17 et 24 avril 2016 - 4e et 5e dimanches de Pâques - N° 305


Prier pour les vocations de prêtres ?


         L’évangile de ce dimanche nous rappelle la nature de Jésus : « Le Père et moi, nous sommes UN ». A la suite de Jésus, par son ordination, le prêtre est chargé de manifester cette unité du Père et du Fils dans laquelle nous entrons à notre tour par le Baptême, avec la puissance de l’Esprit Saint. J’aime dire, pour résumer mon ministère, que je suis ‘ministre de l’unité’, ou ‘ministre de la communion’ entre nous et avec le Christ.


         Le 4e dimanche de Pâques est chaque année l’occasion de prier pour que de jeunes hommes répondent à l’appel du Seigneur à devenir à leur tour signes de SA présence et du don qu’Il nous fait sans cesse de sa vie, notamment par les sacrements.


         Mais, au-delà de la prière, je voudrais vous partager ces réflexions et questions :


-pas de vocation sans terreau favorable : nos communautés du dimanche, nos familles, nos temps de convivialité sont-ils favorables à ce qu’un jeune ait envie de répondre ? Lui donnons-nous envie de s’engager avec joie ?


-comment est-ce que, personnellement, vous entretenez (ou non…) ce terreau favorable ? Vos paroles et vos actes montrent-ils de l’attention envers le prêtre, ou sont-ils d’abord occasion de souligner ses faiblesses (réelles !) ?


-les vocations sont NOTRE souci à tous ! Pas seulement une affaire privée entre le Seigneur et celui qu’Il appelle à sa suite… C’est pour vous que je suis prêtre !


-quel regard avez-vous sur le prêtre ? Qu’attendez-vous de lui ? Est-il un serviteur du Seigneur, qui vous aide et doit avoir le temps d’être présent pour vous aider à trouver et servir le Seigneur dans votre vie ? Ou bien est-il le gestionnaire des finances, du patrimoine, des travaux, et, dans le temps qui reste, des sacrements ?


-le prêtre vous intéresse-t-il pour ce qu’il fait ou pour ce qu’il est ? Est-ce que, malgré les faiblesses de l’homme, vous voyez dans le prêtre le signe du Christ qui donne sa vie pour ses frères ? Un don actualisé dans le célibat choisi et dans l’Eucharistie.


-qu’est-ce qui serait grave à vos yeux si demain il n’y avait plus de prêtre ? C’est parfois l’absence ou la maladie qui nous font ressentir plus vivement ce qu’apportent la présence et la bonne santé. Le prêtre vous manquerait-il tant que cela ?


-comment, par votre engagement dans la communauté, vous aidez le prêtre à être prêtre ? à lui donner le temps de se ressourcer dans la prière, à faire uniquement son ministère et non les tâches matérielles ? Un prêtre usé et vidé ne peut plus rien donner.


Merci, Seigneur, d’avoir fait du simple homme que je suis, un signe de TOI.


Père Yves MOREL, Curé


Edito du 10 avril 2016 3ème dimanche de Pâques N° 304


 « Affermis tes frères »


La sortie de la dernière exhortation apostolique (lettre du pape dans laquelle il donne des orientations pour toute l’Eglise) du pape François, nommée Amoris Laetitia (« La joie de l’amour »), est l’occasion pour nous de redécouvrir la place du pape dans notre vie quotidienne.


 


Dans l’Ancien Testament, Dieu s’est choisi un peuple, Israël, pour être le témoin de son amour et de sa fidélité. A travers les siècles, le Seigneur libère son peuple et le conduit, non pas en raison des mérites des hébreux ou de leur puissance mais par amour et fidélité aux promesses faites à Abraham. Lorsque les temps furent accomplis, Dieu, en son Fils Jésus Christ, se constitua un peuple nouveau : l’Eglise. Or un peuple n’existe qu’avec un chef à sa tête. Moïse avait ainsi été choisi pour diriger le peuple d’Israël. C’est en ce sens qu’il faut comprendre la phrase du Christ à saint Pierre : « sois le pasteur de mes brebis. » Mais de même que Moïse fut entouré de 72 anciens qui reçurent une part de l’esprit donné à Moïse pour diriger le peuple hébreu, ainsi Pierre n’est pas le seul à diriger l’Eglise. En effet, Jésus a choisi 12 apôtres. Ces 12, présents à la dernière Cène, à la Pentecôte, et à qui le Christ donne la même mission et les mêmes pouvoirs : « À qui vous remettrez ses péchés ils seront remis. »  « Tous ce que vous lierez sur la terre sera lié dans les cieux. » « Allez ! De toutes les nations faites des disciples. » Ainsi, ils sont 12 à conduire l’Eglise mais c’est à Pierre que Jésus dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » C’est à cette lumière que nous comprenons que Jean attend que Pierre arrive au tombeau vide pour y entrer, même s’il est arrivé le premier. C’est aussi pour cette raison qu’après la Pentecôte, c’est Pierre qui prend la parole pour l’ensemble des apôtres et c’est lui qui enseigne à Jérusalem.


         Or, les apôtres ont nommé des successeurs en leur imposant les mains, comme ils le firent pour Matthias qui remplaça Juda. Aujourd’hui encore, cette succession se poursuit : les évêques sont les successeurs des apôtres. Et parmi eux, l’évêque de Rome est le successeur de Pierre. C’est à cette lumière que nous pouvons donner une juste place aux messages du pape dans notre vie. Il ne remplace pas notre évêque, que le Christ a choisi comme pasteur de notre diocèse, mais il parle au nom de tous les évêques, en communion avec eux, dans la fidélité au Christ, bon berger et tête de l’Eglise. Ce n’est pas le message de Jorge Bergoglio (nom du pape François avant son élection) que nous écoutons mais celui de l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre, à qui Jésus a confié cette mission : « affermis tes frères » et à qui il a dit : « j’ai prié pour que ta foi ne défaille pas. » Appuyons-nous donc avec confiance sur cette promesse du Christ et laissons-nous affermir par la foi du successeur de Pierre.


Henry HYVERNAT, Diacre


Edito du 3 avril 2016-Dimanche de la Divine Miséricorde-le Lien N° 303


La Paix soit avec vous


Ce dimanche, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »


La paix est-elle avec nous ?


La colère et l’amertume, au contraire, montent en nous comme une crue menaçant de tout déborder. Du Bataclan à la Côte d’Ivoire, de l’aéroport de Bruxelles aux balançoires de Lahore, le cri des victimes et de leurs mères nous prend aux entrailles. Mais aussi la solitude des anciens que l’on oublie dans leurs maisons de retraites ; la tristesse des jeunes et des moins jeunes privés d’emploi depuis si longtemps qu’ils ont perdu le goût de tout ; et tant et tant de nuages noirs, gonflés de tant de pluies, qui se déversent en nous jusqu’au trop-plein.


Pour échapper à l’inondation des mauvaises nouvelles, qui provoque révolte ou écœurement, faut-il fermer et calfeutrer toutes nos portes et fenêtres ? Pour trouver enfin un peu de paix, faut-il couper télé et radio, se désintéresser du sort du monde, lutter désormais pour soi seulement, et pour ses proches ? Sans doute, de petites cures de silence médiatique nous sont-elles profitables, afin d’écoper un peu. Mais la paix véritable ne s’atteint pas par le repli sur soi et le rejet du reste du monde :


Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »


Jésus donne sa paix au moment où il nous envoie travailler à son Royaume, parce que sa paix est l’outil et le fruit de la mission qu’il nous confie. Car la véritable paix est celle de l’artisan appliqué à son ouvrage, certain de l’utilité de cet objet que quelqu’un a commandé et attend ; du père de famille qui ne va pas gagner sa vie pour partir un peu plus loin cette année en vacances mais pour augmenter le bonheur de son enfant. Ce n’est pas pour nous-même que nous affrontons les tourments de ce monde et ses eaux boueuses, mais en mission pour le Royaume de paix.


Alors, souvent, le souffle de Dieu écarte ces eaux et la terre apparait. Le Royaume est déjà là, et comme Dieu, nous voyons que la boue terroriste n’est pas la vérité de ce monde et que notre propre boue intérieure n’est pas la vérité sur nous-même. Comme Dieu lors de la Création, nous pouvons voir que le monde est bon, et travailler à ce qu’il soit encore meilleur.   


Olivier BRAILLON, Diacre


Edito du 27 mars 2016-Dimanche de la Résurrection-N° 302


« Il est vraiment ressuscité ! »


Telle est l’affirmation joyeuse des jours de Pâques ! Une belle profession de foi que l’on peut échanger comme salutation entre frères chrétiens, que l’on peut se donner en signe de paix dans la liturgie elle-même.


Mais il faut que ce soit aussi une affirmation qui rayonne bien au-delà des cercles fraternels et liturgiques ! C’est un témoignage de vie qui doit saisir chaque chrétien dans la suite des jours saints, pour donner sa vie à la suite du Christ dans le service de Dieu et du prochain.


« C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples. » (évangile selon st Jean 13,35) : l’amour mutuel donné comme signe de notre attachement au Seigneur et au commandement nouveau : « aimez-vous les uns les autres. Comme je vous aimés, aimez-vous les uns les autres. » (Jean 13,34). La reprise de l’invitation à nous aimer les uns les autres souligne combien se trouve là la clef de notre vie chrétienne.


Pas de haine, pas de violence, pas de discrimination dans le Christ, mais l’amour du frère, et même l’amour des ennemis en priant pour eux ! Il est vraiment ressuscité pour montrer le chemin de pardon et de miséricorde qui conduit à la Vie.


L’actualité nous a encore montré que haine et violence frappent aveuglément. Il nous revient, pour notre part, de ne pas sombrer à notre tour dans l’obscurantisme : la lumière jaillie du tombeau nous l’interdit ! Mais il nous revient tout autant d’éclairer le monde de cette même lumière qui jaillit de notre union au Christ Ressuscité !


 « Vous êtes la lumière du monde. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la place sur le lampadaire et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux. » (Matthieu 5,14-16).


Une invitation vous est faite à partager cette joie de Pâques et votre lumière intérieure en invitant vos amis et voisins au temps convivial du dimanche 10 avril, de 15h30 à 16h30, au sous-sol de Sainte-Monique. Commencer par la rencontre fraternelle pour faire connaissance et cheminer ensuite. Une rencontre gratuite ouverte à tous sans autre objectif que de vivre en ressuscité au cœur du monde.


Père Yves MOREL, Curé


Edito du 20 mars 2016 - Dimanche des Rameaux et de la Passion - N° 301


Du triomphe à la Croix


Absurde et aberrant, avec ses multiples contradictions, le monde semble être un démenti de l'amour de Dieu et beaucoup sont tentés par une sorte de pessimisme devant le mal qui l’afflige : violences, égoïsmes collectifs et individuels, bassesses de toutes sortes, exploitation de l'homme par l'homme, abus de mensonges idéologiques, matraquages politiques, perte de la conscience morale, guerres insensées… Si au plan des relations humaines, ce qui fait la valeur de l'homme c'est sa réussite sociale, aux yeux de Dieu l'homme ne vaut que par sa capacité de don. Bien conscient du drame qui se trame contre lui et bouleversé au plus profond de son être par l’approche de son « Heure », Jésus décide pourtant d'aller jusqu'au bout du don de soi. Voilà qui illumine et rectifie le regard et redonne confiance. Hier comme aujourd'hui, la trajectoire du Christ, son « Mystère Pascal », est le signe par excellence que le Père nous donne de son amour : son Fils Unique est livré pour le salut de toute l'humanité.


En effet, avec la liturgie du Dimanche des Rameaux, où le Roi entre dans sa ville sous les acclamations et en ressort sous les injures pour être mis en croix, s'ouvre la « Semaine Sainte », semaine durant de laquelle se déroule tout l'essentiel de ce mystère, le Mystère du Christ. Jésus entre à Jérusalem avec détermination et, humblement, il avance pas à pas vers l'accomplissement de sa Mission. Au bout de sa route, il y a sa vie donnée, une vie pleinement offerte. L'hymne de la Lettre aux Philippiens, où est évoquée la totalité du mystère pascal, rythme toute la liturgie de l'Eglise. En entrant dans cette semaine dite « Sainte », nous sommes tous appelés à faire l'expérience de ce Mystère dans notre propre vie et dans notre cœur


Du Dimanche des Rameaux à la Vigile Pascale, en passant par la Cène et la Croix, nous allons revivre l'intégralité de l'œuvre de salut accomplie par le Père et le Fils dans l'Esprit, nous rappelant que devant la noirceur de la mort va jaillir la lumière de la Vie, « parce qu'au plus creux de nos ténèbres est venu l’Amour ». Nous devons faire attention, car il ne s'agit pas de nous complaire dans une contemplation malsaine, mais plutôt chercher à nous immerger dans le mystère pascal pour mourir et ressusciter avec lui. Oui, Dieu aime ce monde qui parfois nous paraît trop violent, contradictoire, moche et mal fait. Jésus a accepté de prendre le chemin de Pâques avec ses disciples et il nous invite à le suivre aujourd’hui et tout au long de la Semaine Sainte.


Père Georges-Marie KOSSI-KOMI


Edito du 13 mars 2016 - 5e dimanche de Carême - N° 300


La prière des chrétiens


  Récemment un intellectuel d’une autre religion fut tout surpris de découvrir la prière des Chrétiens ! Pour lui, il y avait la messe, et rien d‘autre…


  Alors que la prière des Chrétiens est d’abord celle de l’Eglise tout entière, le ‘Corps du Christ’, composé de tous les Chrétiens unis au Christ ! Notre prière est ainsi participation à la prière de Jésus lui-même. Avec Lui, Jésus, nous sommes tous tournés vers le Père pour lui rendre grâce et lui présenter nos intentions de prière pour ‘la gloire de Dieu et le salut du monde’, comme nous le disons dans la messe, ‘action de grâce’.


 Cette prière est donc une prière collective, même si chacun des membres du Corps du Christ prie selon son rythme et sa forme propre. C’est pourquoi la récitation du « Notre Père » devait manifester, par l’unité des voix, l’unique prière de l’Eglise. Une seule voix qui manifeste et nourrit le sentiment d’unité entre nous…


 La prière des chrétiens se déploient au long de la semaine : est-il encore utile de rappeler que le dimanche est pour nous le « premier jour de la semaine, [où] nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts » ? A partir de cette célébration, la semaine se vit dans une prière d’union au Christ, qui se marque peu à peu de l’empreinte du Mystère Pascal : les prières du vendredi sont plus marquées par une tonalité de souffrance avec le Christ, celles du samedi par l’attente, pour exulter le dimanche dans la joie de la Victoire !


 Au cœur de chaque journée, la prière de l’Eglise se déploie en 5 à 7 ‘offices’. Les Laudes, le matin, sont louange pour la journée qui commence, pour cette nouvelle journée qui nous est donnée à vivre ! Les Vêpres, en fin d’après-midi, sont action de grâce pour la journée écoulée et préparation à entrer dans le repos de la nuit. Au moment du coucher, les Complies sont une confiante remise à Dieu de ce que nous sommes, dans une demande de pardon et l’abandon dans le sommeil, préfiguration du futur sommeil de la mort : la nuit comme préparation à la résurrection du matin…En cours de journée des temps de prière sont proposés pour rythmer le jour toutes les trois heures : Tierce, vers 9h, Sexte, vers 12h, et None, vers 15h. Enfin, l’Office des lectures est un temps de nourriture spirituelle à partir de la Parole de Dieu, la Bible, et d’écrits des grands témoins de la Foi.


 Puisse chacun de nous profiter de la fin du Carême pour participer, là où il est et à sa manière, à la prière des Chrétiens, la prière de toute l’Eglise universelle !


 


 Père Yves MOREL, Curé. 


Le lien du 06 mars 2016 4ème dimanches de Carême N° 299


La fin du Carême approche


         Chaque année, et plus encore cette année avec les deux semaines de vacances en plein milieu, je me dis ou j’entends cette expression : ‘déjà la fin du Carême’… Mais il y a tant de manières de la dire.


          Cela peut être le constat que la fin approche déjà et que les ‘efforts’ de conversion que je m’étais fixés sont loin… derrière moi et si peu engagés ! Allons : il reste encore quelques jours pour se remettre en route ! Ne perdons plus de temps pour nous convertir.


           Cela peut aussi être la découverte, avec un ‘ ?’, que la fin de cette période est si proche que l’on n’a ‘pas vu le temps passer’ parce que nos attentions renouvelées à la prière et aux autres ont porté des fruits de bonté, de patience, de service… Rendons grâce pour ce que le Seigneur a réalisé en nous et persévérons de plus belle !


         Cela peut encore être l’attente du soulagement parce qu’on a tellement de mal à vivre ces efforts de conversion que l’on en désespérerait presque… Si notre désir de conversion était sincère, alors la peine ressentie est déjà porteuse de fruits de conversion au plus intime de notre cœur. Regardons avec paix nos avancées plutôt que nos freins.


         Cela peut enfin être l’attente joyeuse de la fin du Carême parce que Pâques approche ! Parce que nous allons bientôt renouveler la célébration de notre salut réalisé dans la mort et la Résurrection de Jésus ! Parce que nous allons entrer dans la célébration de la joie avec les baptisés de la nuit pascale ! Parce que nous allons accueillir à nouveau la Miséricorde tout Amour et toute-puissance de Dieu, notre Père ! Parce que nous allons entrer à nouveau dans la victoire de l’Espérance et de la Charité enracinées dans la Foi ! Parce que nous allons entrer dès maintenant dans l’anticipation du Royaume annoncé par Jésus lui-même…


         Nos efforts de conversion n’ont d’autre fin que de nous préparer à cette joie totale de l’Eternité en Dieu, goûtée ici-bas, appelée à irriguer toute notre vie au cœur de ce monde, avant qu’elle nous saisisse et nous englobe demain…


         Déjà la fin du Carême ? Alors bonne fin de préparation à la Joie !


Père Yves Morel, Curé


Le lien du 21 février 2016 2e et 3e dimanches de Carême N° 298


Du sommeil au soleil


Bien que ce soit le début des vacances scolaires, je n’en suis pas ici à vous souhaiter de passer un bon temps de repos au soleil ; ce sera plus adapté pour cet été ! Je voudrais plutôt vous inviter à passer du ‘sommeil’ de l’homme au ‘soleil’ de Dieu.


 


En effet, dans l’évangile de ce dimanche, la Transfiguration du Seigneur, les trois apôtres témoins privilégiés que Jésus a emmenés avec lui sur la montagne sont « accablés de sommeil ». Et c’est dans ce sommeil que la révélation par Dieu de la nature réelle de Jésus se produit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. »


Plus tard, au jardin des Oliviers, après le dernier repas de Jésus, les mêmes trois témoins privilégiés sont de nouveau « accablés de sommeil » et ne peuvent prier une heure avec Jésus ; dans les souffrances psychologiques de son Agonie, avant celles physiques de sa Passion, Jésus accomplit ce dont il parlait avec Moïse et Elie sur le mont de la transfiguration : « son départ qui devait se réaliser à Jérusalem ». Dans cette prière de Jésus pendant le sommeil des apôtres, à nouveau Dieu se révèle : le Fils se remet dans la fidélité à son Père… Au matin de Pâques la Vie jaillit du tombeau ; le Christ est Ressuscité ! Il est ‘réveillé d’entre les morts’.


Ces deux moments de ‘sommeil’ des apôtres nous rappellent le ‘sommeil mystérieux’ qui tombe sur Adam dans la Genèse, durant lequel Dieu crée Eve à partir d’une côte du premier homme… Dans le sommeil, Dieu agit pour révéler sa puissance. Et celle-ci est créatrice :  au chapitre premier du même livre de la Genèse, l’acte créateur fait advenir les éléments des ténèbres à la lumière… « Il y eut un soir, il y eut un matin, ce fut le …e jour ». Cela termine dans l’évangile, avec le soir du tombeau et la lumière de matin de Pâques ! La création est comme achevée au ‘soleil’ du matin de l’Alliance éternelle scellée dans le sang du Christ…


Alors entendons ces phrases pour nourrir notre prière durant les jours à venir :


- « Venez à l’écart et reposez-vous un peu » (Mc 6,31), à l’écart où « Dieu voit ce que tu fais dans le secret, et il te le revaudra » (Mt 6,6).


- « Dieu comble son bien-aimé quand il dort » (Ps 126,2), alors dormons du sommeil dans lequel Dieu agit au plus intime de nous-mêmes.


- « L’heure est venue de sortir de votre sommeil ! » (Ro 13,11), nous invite st Paul pour voir, croire et annoncer la merveille réalisée par Dieu !


Père Yves MOREL, Curé


Le Lien du 14 février 2016 - 1er dimanche de Carême - N° 297


« Ne pouvez-vous pas veiller une heure avec moi ? »


Aujourd'hui, d'une certaine manière, tout commence pour notre salut. Bien sûr, nous nous sommes réjouis à Noël de célébrer la naissance du sauveur après des siècles d'attente pour Israël et pour le monde entier. Mais en même temps, si nous suivons les évènements, nous voyons que Jésus est resté caché pendant 30 ans. Le grand changement pour la mission de Jésus, c'est le jour de son baptême, où la voix du Père se fait entendre : « Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui j'ai mis tout mon amour », et où Jésus prend sur lui nos péchés. Aujourd'hui, le ministère public du Christ commence. Et que se passe-t-il ? L'Evangile nous dit que, juste après son baptême, Jésus est conduit au désert par l'Esprit pour y être tenté. En quoi est-ce important pour nous ?


Mercredi, lorsque le prêtre nous a marqués le front avec les Cendres, il a dit : « Convertissez-vous et croyez à l'Evangile », ou bien « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » C'est sur la 2ème formule que je voudrais m'arrêter avec vous. Nous sommes poussière et si nous vivons, c'est parce que Dieu nous donne la vie. Et il n'y a que lui qui peut faire en sorte que nous restions en vie ; cela est vrai pour notre corps mais surtout pour notre âme ! Jésus nous dit de faire surtout attention à ce qui fait du mal à notre âme et pas trop sur ce qui fait du mal à notre corps. Notre âme est précieuse et nous devons en prendre soin. C'est elle qui nous donne de désirer aimer et être aimé. Si notre âme meurt, tout ce qui est important pour nous, l'amour que nous recevons et que nous portons à nos proches, disparaît. Mais, à la différence de notre création qui s'est faite sans nous, Dieu ne peut pas nous sauver sans nous. Il a besoin que nous participions car il ne nous force jamais. Comment participer ? En aimant Dieu. Et Jésus nous a dit ce qu'il fallait faire : le suivre chaque jour. Aujourd'hui, il va au désert pour être tenté, et si nous voulons lui montrer que nous l'aimons, suivons-le pendant ces 40 jours en luttant nous aussi contre la tentation. C'est ce que l'Eglise appelle le combat spirituel. Peut-être que nous aurons des difficultés, que nous tomberons. Ce n'est pas le plus important, car nous savons que c'est Jésus qui remportera la victoire alors que nous en sommes incapables. Mais ce que nous pouvons faire, c'est essayer de tout notre cœur.


Le jeudi Saint, alors que Jésus est en agonie et que ses disciples dorment, il leur dit : « ne pouvez-vous pas veiller une heure avec moi ? » Aujourd'hui Jésus nous demande d'être avec lui au désert. Quand quelqu'un qui nous est cher souffre, est-ce que nous le laissons seul ? Ce que vit Jésus au désert est une souffrance. Allons-nous le laisser seul ?


Henry HYVERNAT, Diacre


Le Lien du 06 février 2016 - 5e dimanche du temps ordinaire N° 296


Corps que nous formons, Corps que nous portons


L’avez-vous remarqué ? Lors de nos messes dominicales, juste avant que le prêtre ne donne la communion à toute l’assemblée venue en procession, un ou deux d’entre vous sont déjà près de l’autel, et reçoivent dans la main une petite boite dorée contenant une hostie consacrée. D’une voix forte, le célébrant les bénit et les envoie en disant « allez servir notre frère absent à la table du Seigneur ».


Dans les heures qui suivent, ces serviteurs de la communion rendent visite à la personne malade ou âgée pour prier avec elle, lire la même Parole de Dieu qui a été proclamée lors de la messe, et offrir le Corps du même Seigneur. « Nous formons un seul corps », chantons-nous souvent ; ceux qui portent l’hostie à nos frères absents le manifestent par leur geste d’amour, et la communion reçue l’accomplit. Porter la communion c’est porter la vie au nom de Celui qui vint « pour les malades », et qui ne cesse de prier le Père afin que « tous soient Un ».


A Bagneux, une trentaine de personnes reçoivent ainsi chaque semaine la communion à domicile ou en maison de retraite. Combien d’autres le souhaiteraient, si vous aviez l’idée de leur proposer ?


Une quinzaine de personnes portent chaque semaine la communion. Paroissiens comme vous, ils ont été sollicités par un malade, ou ont simplement proposé leurs services à la paroisse. Ils ont reçu une petite formation pour savoir comment faire et pour donner tout leur sens aux gestes qu’ils accompliront ; ils se rencontrent de temps en temps, pour partager leurs expériences, leurs difficultés et leurs joies, autour de la Parole de Dieu. Peut-être vous sentez-vous capable de rendre vous aussi ce service magnifique, de porter au milieu de la Communauté paroissiale le souci et les intentions des frères malades, de représenter la Communauté auprès des malades ?


 «Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité» Mt 25, 35-36


Olivier BRAILLON, Diacre


le Lien du 31 janvier 2016 4e dimanche du temps ordinaire N° 295


Une mission et un message sans frontières !


Jésus vient d’annoncer solennellement son entrée en mission avec son programme bien défini : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, (…) annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.» (Lc, 4,14-21). Mais tout de suite, l’Envoyé du Père rencontre l’opposition, comme autrefois le prophète Jérémie : « Lorsqu’ils entendirent cela, tous, dans la synagogue, furent remplis de fureur. » La mission du prophète ne consiste pas à faire comme tout le monde ni à dire des paroles plaisantes à entendre, mais à rappeler l’essentiel : annoncer la Parole de Dieu. Jésus, face à ses compatriotes de Nazareth, rappelle qu’il ne s’agit pas de se dire croyants, mais de l’être vraiment, de se reconnaître pauvre, en besoin de salut, comme autrefois la veuve de Sarepta, païenne, qui crut en la parole du prophète Élie, de même que le général Naaman, ennemi, païen et lépreux, qui fit confiance au prophète Élisée. Il n’y a pas de frontières pour la mission, le message du salut n’est pas accroché aux destinées d’un peuple particulier, il est pour toutes les nations.


 Aujourd'hui comme hier à Nazareth, Jésus nous amène bien au-delà de nos clivages, de nos clochers, de nos convictions mondaines et de nos frontières. L’Église du Christ ne connaît pas de frontières puisqu'elle est appelée à vivre au souffle de l’Esprit. Du Père, nous vient l’amour en passant par le cœur du Fils pour nous atteindre ; et il ne demande qu’à passer par le nôtre pour se communiquer à tous.


 La Messe dite « des Peuples » ou « des Nations », en nous mettant à l’écoute de langues, de musique, de traditions différentes, nous fait vivre la catholicité même de l’Église, proclamant « sa foi en Jésus Christ, visage d’amour de Dieu, Père de tout être humain, sans distinction d’origine, de langue et de culture ». Une multiplicité qui devient unité avec les défis et les richesses de nos différences. C’est le don de l’unité, cette capacité de faire corps entre nous et tous ensemble par le Christ, avec le Christ et dans le Christ. C’est le signe visible de l’Amour. Oui, notre Dieu qui est bon, tendre et miséricordieux veut être notre ami : « L'amour ne passera jamais. »


Père Georges-Marie KOSSI-KOMI


 


Le lien du 24 janvier 2016 3e dimanche du temps ordinaire N° 294


Lire la Bible ?


Avec la première lecture de ce dimanche nous sommes invités à lire et relire la Bible. La Bible comprend 70 livres (43 pour l'Ancien Testament et 27 pour le Nouveau Testament). Trois principes de lecture peuvent nous aider à ne pas nous perdre dans des voies sans issues.


1. A la lumière de l'Evangile


Etre chrétien c'est lire la Bible à la lumière de la vie de Jésus-Christ :


- Jésus est venu sauver tous les hommes (cf Lc 3,6).


- Dans la vie de Jésus, jamais le pardon n'apparaît impossible : il y a toujours une espérance possible.


Alors si ma lecture me fait penser que quelqu'un est définitivement condamné par Dieu, c'est que mon regard n'est pas encore celui de Dieu.


2. A la lumière de la Bible entière


Si une phrase me paraît insupportable au premier abord :


- en coupant une phrase de son contexte, j'ai toute les chances de me tromper sur son sens réel.


- la Parole de Dieu se lit dans son entier.


Alors, si lire un passage de la Bible m'a fait penser que j'avais de quoi juger définitivement une personne, j'ai toutes les chances de m'être trompé.


3. Selon les auteurs et les formes littéraires


Notre foi est que Dieu est Amour. Aimer c'est respecter l'autre.


- parce que Dieu est Amour, Il respecte chacun et parle donc de manière diversifiée selon les personnes, les lieux et les époques.


- Dieu respecte aussi les modes d'expression et les cultures. Cela ne signifie pas que Dieu change mais au contraire qu'Il respecte sa créature.


On comprend alors qu'il ne faut pas s'arrêter à une lecture trop rapide de la Parole de Dieu, mais prendre le temps de méditer ce Dieu dit l'Homme à travers le Temps, mais aussi ce qu'Il est en train de me dire à moi aujourd'hui.


Bonne lecture et bonne méditation de la Parole de Dieu à tous.


Abbé de Morand


le Lien du 17 janvier 2016   2e dimanche du temps ordinaire  N° 293


La semaine de prière pour l'unité des chrétiens


 Avez-vous remarqué que chaque année, entre le 18 et le 25 janvier, on parle d'œcuménisme ? Qu'est-ce que l'œcuménisme ? Ce terme vient du mot grec qui signifie l'"ensemble de la terre habitée", il désigne les efforts des chrétiens pour parvenir à une unité entre les différentes Eglises et communautés qui composent aujourd’hui le christianisme. Chaque année, en cette semaine de janvier, les chrétiens de l'hémisphère nord se réunissent pour prier afin que «Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé ! » (Jean, 17, 21).


 L'Association œcuménique de la région de Bourg-la-Reine vous invite donc à venir prier pour l'unité des chrétiens le vendredi 22 janvier à 20h30 à Saint-Stanislas des Blagis au carrefour entre Fontenay aux Roses, Sceaux, et Bagneux. Vous y retrouverez les protestants de l'Eglise Protestante Unie de France de la paroisse de Robinson (Chatenay-Malabry) qui préparent la célébration avec les catholiques de la paroisse, mais aussi des orthodoxes, des catholiques et des protestants d'autres paroisses.


 Comme chaque année nous nous réunirons dans une paroisse de la région de Bourg-la-Reine. Mais comme chaque année aussi, nous nous associerons à tous les chrétiens du monde qui prient pour cette unité. Nous le ferons en suivant un canevas de célébration qui a été préparé cette année par des chrétiens de Lettonie.


La Lettonie est une sorte de carrefour entre les confessions catholique, protestante et orthodoxe. Les trois sont très présentes, mais aucune n'est majoritaire. Les catholiques sont environ 25%, tout comme les luthériens, les orthodoxes sont environ 20%. La Lettonie a vécu une histoire tourmentée au XXème siècle, passant de la sujétion au tsar à 20 ans d’indépendance, puis de l’occupation nazie à la domination soviétique, avant de retrouver sa liberté en 1991. Les chrétiens ont été persécutés et ont découvert l'œcuménisme sur le terrain, la souffrance créant une communion profonde entre eux. La tendance est maintenant au renouveau, après une période où beaucoup se sont éloignés des églises. Ils sont conscients que la coopération entre eux est vitale s'ils veulent que le message évangélique atteigne la société contemporaine. Ils nous invitent à "proclamer les hauts faits du Seigneur" (1 Pierre 2, 9).


 Association Œcuménique de la région de Bourg-la-Reine


 le Lien du 10 janvier 2016 Fête du baptême du Seigneur N° 292


« Voici l’admirable échange ! » (Saint Augustin)


 Ce dimanche, où nous faisons mémoire du baptême du Christ par Jean-Baptiste au Jourdain, marque le dernier jour du temps de Noël. Nous contemplons en même temps le don de Dieu présent à la crèche et l’évènement qui marque le début du ministère de Jésus où la voix du Père retentit : « tu es mon fils bien aimé, aujourd’hui je t’ai engendré ».


 Que se passe-t-il donc de si particulier en ce jour ? Cela fait quelques temps que Jean-Baptiste interpelle les foules et appelle à la conversion. Une pratique juive consistait à se laver les mains (notamment avant les repas) pour se purifier. Jean reprend cette pratique en purifiant ceux qui désirent se convertir par un baptême d’eau dans le Jourdain. Mais voilà que survient Jésus qui demande à Jean de le baptiser. Interloqué, il lui dit : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Comment celui qui est sans péché, qui est l’agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde peut-il demander à un pécheur de le purifier ? Mais Jésus répond : « c’est ainsi qu’il nous faut accomplir toute justice. » La justice, c’est le lien d’amitié avec Dieu retrouvé. Lien rompu par le péché et que le Christ est venu renouer.


 Ce que Jésus fait en ce jour nous sauve ! Alors que les gens venaient se purifier, venaient déposer dans l’eau tous leurs péchés comme on le fait avec notre crasse en prenant une douche, Jésus, lui qui est innocent et sans péché, est venu dans l’eau non pour se purifier mais pour prendre sur lui tous les péchés des hommes. Oui, Jésus a pris sur lui tous nos péchés et c’est pourquoi il part juste après au désert où il sera tenté durant 40 jours. Il se retire pour lutter contre ce mal qu’il n’a pas commis mais qu’il a pris sur lui pour nous libérer. Et ce mal, il le portera jusqu’à ce qu’il le cloue avec lui sur la Croix, l’entrainant dans la mort, pour que notre vie ne se termine pas dans les ténèbres mais dans la vie éternelle auprès du Père.


 Contemplons donc ce petit enfant dans la crèche, ce trésor que le Père nous offre. Il est venu parmi nous pour faire un échange insensé. Tout notre péché, notre misère et notre laideur, il vient le prendre. Et toute sa beauté, son innocence, sa sainteté, il nous l’offre en échange. Déposons donc au pied de cet enfant tout ce qui est sombre en nous et demandons lui pardon de lui faire porter ce lourd fardeau qu’il ne mérite pas. Mais surtout, rendons lui grâce d’être venu nous sauver et laissons-nous attendrir par son amour immense et aimons-le en retour, autant que nous le pouvons.


 


Henry HYVERNAT, Diacre