Activités des paroisses et infos


EDITO du 22 avril LIEN N° 23


On n’est pas des moutons !

 « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger », affirme Jésus dans l’évangile de ce dimanche. Alors, serions-nous des moutons ? Beaucoup le pensent à propos de la religion : un croyant serait un mouton qui suivrait aveuglément un gourou, c'est-à-dire un berger mercenaire. Or, tout au contraire, Jésus n’est pas venu nous embrigader mais « donner sa vie pour ses brebis ». Chaque brebis est connue et aimée personnellement : le bon Berger lui permet d’aller et venir librement, au sein du troupeau sur lequel il veille en Pasteur dévoué. La brebis expérimente liberté et sécurité — liberté personnelle et sécurité de la communauté. Le croyant isolé est exposé au danger du loup, image du mal qui rôde. Qui le protégera en cas d’attaque ? Seul, il est aussi difficile d’échapper au conformisme ambiant et l’on finit par penser comme tout le monde… la brebis séparée risque de devenir un mouton ! Aimée du bon Pasteur et insérée dans l’Eglise, la brebis chrétienne, elle, connait le but de son chemin sur cette terre : elle avance, libre et confiante, avec ses frères et sœurs, vers les « prés d’herbe fraîche ».


Père Franck Javary


 AGENDA

 Jeudi 26 avril, 19h, réunion des animateurs 6°/5°.

 ALLIANCE MARIALE Dimanche 6 mai, venez vous confier à Marie !

 Après le grand succès de la prière en février, retrouvons-nous pour débuter le moi de Marie dimanche 6 mai, 15h-18h, à Sainte-Monique. Le Rosaire intégral sera prié et animé : louange, méditations spontanées, prière des enfants, adoration et confessions. Parlez-en autour de vous !

 Quête pour les Vocations

 En 2017-2018, les 8 diocèses d'Ile-de-France comptent plus de 200 séminaristes et jeunes en année de fondation spirituelle. La prise en charge financière de leur formation est intégralement assumée par les dons des chrétiens. Une journée de formation coûte 68€ (hébergement, frais d'études, protection sociale, pèlerinages...) La quête d'aujourd'hui est destinée à leur formation et à la pastorale des vocations sacerdotales et religieuses. Vous pouvez également envoyer vos dons, déductibles de vos impôts, à : œuvre des Vocations, 15 rue des Ursins, 75004 Paris ou faire un don en ligne sur le site www.mavocation.org

 Au nom des séminaristes, merci !

 Vie de la Communauté

 Baptême dimanche 22 avril à Saint-Hermeland de Lucie NGUYEN.

 Funérailles à Saint-Hermeland : Françoise RALITE le 18 avril, Micheline LE MEZEC le 20 avril. A La Pentecôte : Paulette ARNOU le 24 avril.

 

Les textes de la Messe

 

Lecture du livre des Actes des Apôtres (4, 8-12)


En ces jours-là, Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant. Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »


Psaume 117


Rendez grâce au Seigneur : Il est bon!


Éternel est son amour !


Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur


que de compter sur les hommes ;


mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur


que de compter sur les puissants !


Je te rends grâce car tu m’as exaucé:


tu es pour moi le salut.


La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle.


C’est là l’œuvre du Seigneur,


la merveille devant nos yeux.


Béni soit au nom du Seigneur


celui qui vient !


De la maison du Seigneur,


nous vous bénissons !


Tu es mon Dieu, je te rends grâce,


mon Dieu, je t’exalte !


Rendez grâce au Seigneur : Il est bon!


Éternel est son amour !


Lecture de la première lettre de saint Jean (3, 1-2)


Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (10, 11-18)


En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »


Brève catéchèse sur la Résurrection


Nous proposons une série de 6 articles sur la résurrection pour réfléchir au sens de cet événement fondateur de notre foi.


3/6 : Des récits en forme de catéchèse


Les récits de rencontre avec Jésus vivant sont aussi une catéchèse pour que nous chrétiens apprenions à Le reconnaître aujourd’hui. Où donc ? En Eglise, car le Ressuscité s’est fait reconnaître d’abord des siens rassemblés et non pas isolément. Comment ? Par étape : « Jésus était là sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui » (Jn 21,4 ; voir aussi Lc 24,16). Cette reconnaissance progressive est suscitée par cinq signes principaux, hier comme aujourd’hui :


Le signe de la Parole : « à partir de Moïse et des prophètes, il leur expliqua tout ce qui le concernait dans l’Ecriture » (Lc 24,27). L’Ancien Testament annonce le Messie, le Nouveau raconte son œuvre de salut. Aujourd’hui encore, l’évangile proclamé est cette parole vivante qui brûle notre cœur : c’est Jésus vivant !


Le signe de la Croix : Jésus se fait reconnaître par ses plaies, non plus douloureuses mais glorieuses. Il est celui qui a donné sa vie jusqu’au bout. Aujourd’hui encore, la croix proclame l’amour du Christ et nous provoque à aimer à notre tour : c’est Jésus vivant !


Le signe de l’Eucharistie : trois récits montrent le Ressuscité s’invitant à notre table (Lc 24,30 et 43 ; Jn 21,13) et partageant le pain. Aujourd’hui encore, chaque messe réalise cette présence : le pain et le vin consacrés, c’est Jésus vivant qui se donne en nourriture !


Le signe de la paix : « La paix soit avec vous », dit trois fois Jésus à ses disciples enfermés (Jn 20). Sa présence chasse nos peurs et apaise nos craintes. Aujourd’hui encore, la paix profonde reçue dans la prière ou les sacrements nous fait crier : c’est Jésus vivant !


Le signe de l’Esprit saint : la paix du Ressuscité n’est pas extase ou confort douillet. Cette bonne nouvelle est destinée à tous, Jésus vivant envoie en mission : « Il répandit sur eux son souffle et leur dit : recevez l’Esprit saint » (Jn 20,22). Aujourd’hui encore est répandu en notre cœur l’Esprit : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19). Qui donc nous envoie vers ses frères et sœurs ? C’est Jésus vivant !